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Publié par Claude LE NOCHER

Anne Perry : Le couloir des ténèbres (Éd.10-18, 2016)

Publié dans le format semi-poche inédit en 2015, “Le couloir des ténèbres” d’Anne Perry est désormais disponible en format poche, chez 10-18. C’est la 21e aventure de William Monk, policier de la brigade fluviale de Londres. Son épouse Hester, infirmière, est très impliquée dans cet épisode, et même victime.

« Londres, 1870. Magnus Rand, un médecin rusé, et son frère Hamilton, un chimiste de génie, sont prêts à tout pour remédier à la fatale maladie du « sang blanc ». Mais dans une annexe de l’hôpital de Greenwich où exercent les frères Rand, l’infirmière Hester Monk découvre avec horreur que des enfants sont détenus à des fins expérimentales. Les frères Rand sont trop près de leur but pour permettre à quiconque de révéler leurs expériences, et Hester est enlevée avant d’avoir pu les dénoncer. William Monk et ses fidèles amis – l’avocat Oliver Rathbone et l’ancien tenancier de bordel Squeaky Robinson – se lancent dans une course éperdue à la recherche d’Hester, sachant que le temps leur est compté.» Le couple Monk peut compter sur le jeune Scuff, l’enfant des rues qu’ils ont adopté. Cette affaire précède “Vengeance en eau froide” (2016).

“Scuff prit ses responsabilités très au sérieux. En y réfléchissant, il se rendait compte que non seulement Monk lui avait témoigné de sa confiance, mais qu’il lui avait offert l’opportunité de faire pour Hester ce qu’elle avait fait pour lui quelques années plus tôt.

Encore maintenant, il lui arrivait de rêver qu’il était de retour dans la cale du bateau de Jericho Phillips.

Hester éprouvait-elle la même peur que lui ? Elle était si forte, si intelligent qu’il avait peine à l’imaginer aussi impuissante, aussi vulnérable, aussi aisément vaincue. Peut-être était-il mieux à même de l’aider que Monk, justement parce qu’il était passé par là. Il savait ce qu’il en était. Il ne l’oublierait jamais, quoi qu’il arrive. Même s’il devenait aussi costaud que Monk, qu’il apprenne à se battre, qu’il trouve un vrai travail et gagne sa vie, ce souvenir serait toujours présent en lui, derrière une porte qu’il n’ouvrirait pas, à moins d’y être obligé.

Dès que Monk fut parti, il attisa le feu et fit chauffer la bouilloire. Hester pliait du linge dans la buanderie, là où se trouvaient les deux grandes cuves à laver les draps. Il y avait du cake dans le garde-manger. Il le sortit et le mit sur la table, puis alla la rejoindre.

Il la vit en ouvrant la porte. Debout, un drap propre à la main, elle semblait réfléchir, comme si elle était perdue dans ses pensées ou qu’elle ne savait plus comment le plier…” (traduction Florence Bertrand)