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Les chroniques polars et bédé        de Claude Le Nocher - ABC POLAR

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Alain Gandy : Un week-end meurtrier (Presses de la Cité, 2009)

09-GANDYWeek-end de Pâques 1980, dans l’Aveyron. Un car de touristes parisiens, originaires de la région, est tombé dans les gorges après avoir quitté Belcastel. Un premier bilan fait état de 35 victimes, tous les passagers. La météo pluvieuse expliquerait le dérapage. Le juge d’instruction Massac demande à Joseph Combes, ancien gendarme devenu détective privé, de l’assister sur cette affaire. On sait déjà qu’il y a eu plusieurs désistements de clients avant et pendant le voyage. Sur les lieux, on recense en réalité vingt-quatre cadavres, un survivant dans le coma. Selon des témoins, le chauffeur a été visé par un coup de feu. C’était le fils Maggiari. Son père, le second chauffeur, a disparu.

Régis Pierreloup, le voyagiste parisien organisateur, ne tarde pas à se présenter au Procureur de la République, en présence de Combes. L’ex-gendarme n’aime guère les airs de bellâtre du jeune homme, mais il obtient les renseignements souhaités. Combes s’interroge sur le cas du couple Vial, des jeunes mariés ayant soudainement interrompu leur voyage. Les témoins, deux frères campagnards, confirment qu’une scène violente s’est produite au départ du car. Un déplacement à Paris est indispensable pour que Combes vérifie les causes des désistements. Il est logé chez Pierreloup-père, vieux propriétaire de l’agence de voyage. Certains touristes avaient de bonnes raisons de renoncer au voyage, mais c’est plus curieux pour le couple Raynal. Quant à Justin Vial, rentré à Paris sans son épouse Mariette, impossible de le rencontrer.

À peine Combes est-il de retour dans l’Aveyron qu’on trouve le cadavre du second chauffeur, le père Maggiari. L’arme à feu ancienne, qui l’a mortellement blessé, a été jetée non loin de là. Claire Combes, l’épouse de l’enquêteur, a appris que le jeune couple Vial s’était durement disputé à Belcastel avant de se séparer. Il semble que Maggiari-père ait eu quelques maîtresses dans le secteur, dont la veuve Valentine. Quant à Régis Pierreloup, arrivé bien vite dans la région après l’accident, il donne une version laissant Combes dubitatif. Mariette Vial fut un temps employée de l’agence de voyage, avant d’être licenciée. Elle s’est repliée aujourd’hui dans sa famille. Vérac, le survivant du car, est décédé : il a avait été touché par des plombs de fusil de chasse. Avec l’aide de sa femme et de ses enfants, Combes tente de démêler la vérité…

Héros d’une bonne douzaine de romans policiers, depuis “Un sombre été à Chaluzac” (Prix littéraire de la Gendarmerie), Joseph Combes est un de ces personnages qu’on a plaisir à retrouver périodiquement. Peut-être parce que, ses enquêtes ayant pour décor la France d’il y a une trentaine d’années, ses méthodes sont moins froides que celles des “experts” actuels. Les rapports humains sont plus simples et directs, sans tomber pour autant dans une nostalgie inutile. Face à de potentiels suspects et autres protagonistes concernés par l’affaire, Combes observe, réfléchit, et agit. Il met sa petite famille à contribution pour faire avancer les investigations. Ce “Week-end meurtrier” est un très agréable roman d’enquête, dans la bonne tradition.

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