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Publié par CLN

 

WILLIAMS-2003-FOLIOBarney tient un magasin de pêche. Il s’entend mal avec son épouse, Jessica. Il reste à l’affût de la bonne occasion pour faire fortune et changer de vie. Un jour, deux billets suspects arrivent dans sa caisse. Quelques heures plus tard, l’agent Ramsey du FBI l’interroge à ce sujet. Barney flaire une grosse affaire, et évite de renseigner le policier. Il se souvient que c’est Mrs Nunn qui lui a donné ces fameux billets. C’est donc au camp de pêche des Nunn qu’il peut espérer en trouver beaucoup d’autres. Il s’y rend, sympathise avec Jewell Nunn. Mais il se méfie de son mari, car George Nunn n’est guère aimable.

Barney devine d’où vient l’argent : un truand nommé Haig a disparu après une fructueuse attaque de banque. Il semble qu’il soit venu se planquer dans les parages. En réalité, c’est le vieux Ciffords (un solitaire vivant au bord du lac) qui possède le magot. Découvrir seul où il le cache serait trop long. Barney doit ruser avec ce bonhomme. Après avoir récupéré le fric, il le laisse se noyer. Jewell Nunn quitte son mari pour suivre Barney en ville.

Mais l’agent du FBI enquête toujours sur les billets d’Haig. Il faut s’en aller avant le retour de Jessica, l’épouse de Barney. C’est sans compter avec la réaction de Georges Nunn. Le mari de Jewell est un revanchard violent. Il tue sa femme chez Barney, et met en panne la voiture de celui-ci. Barney ne s’en aperçoit qu’après avoir placé le cadavre et la mallette pleine d’argent dans sa voiture. Il sait déjà qu’on ne tardera pas à découvrir le corps de Jewell et l’argent…

Écrit en 1957, traduit en France dans la Série Noire en 1964 (n°888), encore réédité en 2003, Une femme là-dessousest sans doute moins connu que d’autres titres de Charles Williams, tels Fantasia chez les ploucsou Vivement Dimanche.C’est pourtant un des meilleurs exemples de ce qu’aimait décrire l’auteur : pour le héros, la situation devient inextricable au fil de l’histoire. On peut voir une certaine ironie dans les mésaventures vécues par Barney, même s’il ne s’agit pas vraiment d’une comédie policière. Voilà un excellent titre à redécouvrir, un roman noir dans la meilleure tradition de ce grand auteur que fut Charles Williams.