Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les chroniques polars et bédé        de Claude Le Nocher - ABC POLAR

1850 chroniques - faites défiler la page - ou cliquez sur l'initale du nom de l'auteur recherché

Denise Mina : Garnethill (J'ai Lu, 2003)

MINA GARNETHILLMaureen habite le quartier de Garnethill, à Glasgow (Ecosse). Une nuit, elle rentre ivre après une soirée avec son amie féministe, Leslie. Au matin, elle trouve son amant cruellement assassiné dans son salon. Psy, marié, Douglas est le fils d’une influente député européenne. Le premier choc passé, Maureen appelle la police.

L’inspecteur McEwan a des raisons de la soupçonner. Victime d’un viol incestueux, la jeune femme fut soignée au Northern Hospital, où exerça Douglas. Mais son psy traitant était Angus Farrell, de la Rainbow Clinic. Surtout, la famille de Maureen n’est guère glorieuse. Sa mère est une alcoolique extravertie. Son frère Liam, seul à la soutenir et à croire au viol, est un dealer. Elle trouve refuge chez leur ami étudiant, Benny. Alors que des paparazzi la traquent, elle rencontre la mère de Douglas, qui se montre méprisante et accusatrice.

Liam, entendu par la police, doit cacher son stock avant une ravageuse perquisition. Les policiers ont eu accès aux détails du passé médical de Maureen. Ils lui apprennent que Douglas lui a laissé une forte somme. Par d’ex-pensionnaires, elle découvre qu’un scandale fut étouffé au Northern Hospital : le viol de patientes fragiles. Certaines se sont suicidées. La pauvre Siobhain ne peut témoigner.

Maureen obtient la liste de ces femmes par un infirmer, qui va être assassiné peut après. McEwan est furieux des initiatives de Maureen, mais son collègue McAskill l’aide discrètement. Benny est suspect, depuis qu’il est allé clandestinement chez Maureen déposer l’arme du crime. Shan, un infirmier, révèle à la jeune femme que Douglas venait de prendre conscience de la gravité de l’affaire du Northern. Il contactait les victimes, pour réparer financièrement le préjudice. Siobhain sert d’appât pour attirer le violeur et assassin...

Bien que victime, le personnage de Maureen n’est pas immédiatement sympathique. C’est en cernant peu à peu ses particularités qu’elle devient attachante. C’est dire que le portrait est vraiment réussi. Malgré ses traumatismes, on a confiance dans la débrouillardise futée de la jeune femme pour mener à bien cette affaire. En outre, un auteur qui parle de « mélancolie celtique » pour qualifier l’alcoolisme ne peut qu’être inspiré. Voilà un suspense psychologique qui laisse une excellente impression.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :