Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les chroniques polars et bédé        de Claude Le Nocher - ABC POLAR

1850 chroniques - faites défiler la page - ou cliquez sur l'initale du nom de l'auteur recherché

James Grippando : La prière des défunts (Le Cherche Midi, 2008)

08-GRIPPANDOÀ Miami, l’avocat Jack Swyteck doit assurer la défense d’un SDF qui se fait appeler Falcon. Ce marginal d’origine cubaine a menacé pour la troisième fois de sauter du haut d’un pont, exigeant de parler à la fille du maire. Celle-ci, Alicia Mendosa, est officier de police. Vincent Paulo, policier négociateur devenu aveugle, a plus ou moins calmé Falcon. Jack sait déjà que la Justice réclamera une forte caution pour libérer son client. Falcon possède un compte dans une banque de Nassau, aux Bahamas. Dix mille dollars sont négligeables, par rapport aux deux cent mille en billets contenus dans le coffre. Peu après que Falcon soit sorti de prison, le cadavre d’une femme est découvert dans le coffre de la voiture lui servant de logement. Falcon est en fuite.

Jack et Theo Knight, son meilleur ami, un colosse Noir jadis condamné à la peine de mort, sont braqués par Falcon dans leur voiture. En pleine parano, le marginal réclame le fric du coffre. Leur équipée se termine par un accident, la voiture défonçant un motel. Falcon prend en otage deux jeunes prostituées se trouvant dans une chambre, ainsi que Theo. Vincent Paulo est appelé pour négocier. Falcon ne lui fait pas confiance, préférant s’adresser à Jack. L’avocat se rend à Nassau pour récupérer l’argent du coffre. Les billets ne s’y trouvent plus. À la place, un message en espagnol : « Où sont les Disparus ? ». De retour en Floride, Jack est prié par le maire Mendosa de ne pas mêler sa fille adorée à cette prise d’otages.

Falcon refuse de laisser sortir une de ses prisonnières, gravement blessée. Il reste obsédé par une sorte de fantôme, l’image d’une vieille femme, réclamant son collier rituel pour s’en protéger. Theo réussit à avertir Jack et Vincent que Falcon a des explosifs sous son manteau. Il semble exister un lien entre le garde du corps de Mendosa et Falcon. Selon la nounou hispanique (l’abuela) de Jack, Falcon n’est pas Cubain. La préfète a décidé de faire intervenir les tireurs d’élite, ce qui ressemble à une exécution préparée. Jack et Vincent se sentent manipulés, sans être sûrs de savoir par qui. Née en Argentine, Alicia Mendosa s’interroge sur son passé.

Jack avoue enfin à Falcon que l’argent n’était plus dans le coffre. Il parait soulagé de le savoir. Cette veille dame venue d’Argentine qui tente d’approcher Alicia a récupéré le pactole. Elle sait que Falcon fut autrefois connu sous le nom d’El Oso, tortionnaire au service du régime dictatorial de son pays. Après un premier échec, la tanière de Falcon est attaquée. Celui-ci se suicide, mais a eu le temps juste avant de s’excuser auprès d’Alicia. Refusant longtemps de rencontrer sa vraie grand-mère, Alicia accepte finalement la vérité sur ses origines. Ses parents furent victimes de la répression en Argentine…

Depuis Le pardon (Belfond, 1995), Jack Swyteck a été le héros de plusieurs romans à succès de James Grippando. Son meilleur ami risquant sa vie, l’avocat est très impliqué dans cette prise d’otages. Malgré une situation sous tension, l’auteur parvient à nous faire un peu sourire (grâce à un quatrième otage ridicule). Les personnages sont plus nuancés qu’il y parait. Falcon n’est pas ce marginal déjanté qu’on imagine au départ, et la dame âgée qui rôde n’est pas exactement une menace. Par ailleurs, tous les ingrédients d’une solide intrigue à suspense sont réunis ici. Soulignons les références à un régime dictatorial d’Amérique Latine (soutenu par les Etats-Unis, ce que la population américaine ignorante légitime, invoquant une rébellion terroriste). Une intrigue d’excellent niveau !

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :