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Les chroniques polars et bédé        de Claude Le Nocher - ABC POLAR

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James Patterson : Une ombre sur la ville (l'Archipel, 2010)

 

10-PATTERSON-2Veuf depuis quelques mois, Michael Bennett s’occupe autant qu’il peut de ses dix enfants, tous adoptés. Par chance, il peut compter sur une énergique nounou Irlandaise, la jeune Mary Catherine. Seamus, le grand-père ecclésiastique de Michael, leur apporte une aide occasionnelle. Actuellement, la tribu Bennett est touchée par une épidémie de grippe, qui leur complique la vie. Pourtant, des soucis, Michael en rencontre déjà beaucoup dans son métier. Négociateur de la police new-yorkaise, il a presque réussi sa dernière mission. Hélas, un sniper n’appartenant pas à la police a abattu le preneur d’otage qui allait sortir. La journaliste Cathy Calvin désigne Michael Bennett comme fautif dans un article accusateur. Déjà, une nouvelle affaire de tueur psychopathe s’annonce.

À Manhattan, une jeune femme a été poussée sur les rails du métro, sauvée par un courageux témoin. Peu après, c’est un vendeur d’une boutique de grand luxe qui est froidement assassiné. Puis c’est le maître d’hôtel du Club 21, restaurant chic de New York, qui est tué par un faux livreur. Le préfet en personne charge le compétent Michael Bennett de diriger l’enquête, malgré l’opinion des flics de terrain. Il interroge tous ceux qui ont croisé le ou les tueurs. Certes, le criminel portait trois tenues différentes, mais Michael est bientôt sûr qu’il s’agit d’un seul homme. Déployer des patrouilles de policiers contre un criminel fantomatique, c’est inefficace. Pas un tueur en série classique, estime Michael : Ce gars-là fait preuve d’un grand sang-froid. La plupart du temps, on a affaire à des individus vindicatifs, perturbé, partis en vrille. Ce n’est visiblement pas son cas.

Effectivement, celui qui se surnomme Le Professeur a établi un plan précis, dans le but de donner des leçons à quelques concitoyens. Il a même rédigé et adressé à la presse un manifeste expliquant sa mission, châtier ceux qui affichent de mauvais comportements. Pourtant, abattre une hôtesse navigante d’Air France démontre un meurtre prémédité. Cette fois, Le Professeur est obligé de fuir dans le métro, avant de tirer sur deux policiers. Michael comprend que la victime n’a pas été choisie au hasard, et dispose d’une mauvaise photo de l’assassin. Il pense qu’il pourrait s’agir d’un pilote, ce qui sera ensuite confirmé. Michael entre en contact via Internet avec le tueur aux motivations encore nébuleuses.

Après qu’il ait assassiné un photographe de mode frenchie, on finit par identifier le suspect. Il se nomme Thomas Gladstone. Les policiers prennent d’assaut son domicile. Ils y découvrent trois cadavres. Que l’homme ait été licencié et soit en instance de divorce peut expliquer ses actes. L’avocat Cargill risque d’être sa nouvelle cible. Les riches beaux-parents du suspects aussi, mais ils ne veulent pas renoncer à la soirée mondaine qu’ils ont organisé. Un dangereux face à face opposera fatalement Le Professeur et Michael…

Les romans signés James Patterson figurent toujours parmi les plus agréables à lire. Parce que les péripéties se succèdent sans temps mort; sans dramatisation excessive, non plus. En effet, la part souriante de l’histoire relativise largement la tension du suspense. C’est avec grand plaisir qu’on retrouve ici le héros du roman Crise d’otages, entouré de sa nombreuse famille. D’une tonalité assez ironique, le récit à la première personne offre une bonne dose de vivacité à ses mésaventures. La souplesse narrative reste la première qualité d’un très bon polar. L’adversaire est un psychopathe en croisade : Dans ce foutoir moderne, délirant et décadent qu’on appelait société, il était parfaitement légitime de se montrer cynique et asocial. L’humanité était devenue une erreur absurde à laquelle Le Professeur refusait d’être associé. Un criminel ordinaire, aux prétentions moralistes ? Un tueur vite pisté par les enquêteurs ? Peut-être, à moins que quelques faux-semblants et plusieurs autres victimes ne masquent la véritable démarche de l’assassin. Une intrigue palpitante, à dévorer sans hésiter.

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