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Les chroniques polars et bédé        de Claude Le Nocher - ABC POLAR

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Jean-Bernard Pouy : Train perdu wagon mort (2003, Ed.Points)

 

POUY-TRAINUn train de nuit se dirige vers Hailwan, capitale de la Zoldavie. François, prof de géopolitique, se rend dans ce pays de l’Est pour y donner une conférence. Il est aussi chargé de transmettre un contrat commercial. A 4 h10 du matin, le train ralentit et s’arrête en pleine campagne. Les 18 passagers s’aperçoivent que leur wagon de queue a été décroché. Les voilà seuls sur cette immense plaine de Malbürg, au milieu des champs de fulmènes. Vladenpass, la prochaine gare, se trouve à 30 ou 40 kilomètres. François sympathise avec Violette, une jolie rousse, et avec Albert. Celui-ci s’impose vite comme le chef de ces Robinsons, auxquels nul ne porte secours.

Après le survol d’avions de chasse, cinq passagers décident de partir à pied jusqu’à Vladenpass. François préfère attendre sur place. On s’organise, on se rationne. La nuit arrive. Une lueur au loin les fait espérer, mais s’éteint. Cardiaque, un des voyageurs décède. Des chevaux fous passent au galop, inquiétant présage. Deux éclaireurs reviennent avec un gros tracteur. On va pouvoir tirer le wagon. Mais à environ un kilomètre de la gare, c’est la panne sèche. En visitant la bourgade fantôme, ils sentent le danger de plus en plus proche. Alors que deux Zoldaviens du wagon partent en voiture, le village subit un bombardement aérien.

L’hypothèse d’une guerre-surprise en Zoldavie devient probable. Ayant récupéré du carburant et un second tracteur, les rescapés continuent en direction de la capitale. Mais la voie est coupée un peu plus loin. Grâce aux deux tracteurs, ils peuvent rejoindre la grande route menant à Woldanié. Il s’agit d’une ville moyenne, où ils pensent enfin trouver de l’aide...

Le train est depuis toujours un des grands sujets de la littérature populaire et policière. Jean-Bernard Pouy s’en est servi plusieurs fois. On sait qu’il aime l’univers ferroviaire, passionnant à observer en effet. Dans un décor rappelant (en moins vallonné) la Syldavie de Tintin, ce merveilleux conteur qu’est J.B. nous entraîne dans une histoire mêlant suspense, sourires, et drames. Il nous fait partager les mésaventures, les bonheurs, et les inquiétudes de ses personnages, victime de notre époque compliquée. Encore un excellent roman de cet auteur, dont le talent n’est plus à démontrer.

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