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Les chroniques polars et bédé        de Claude Le Nocher - ABC POLAR

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Jean-Marc Demetz : Les 7 prières de Lille (Ravet-Anceau, 2008)

08-DEMETZSur sa Harley personnalisée sport, le lieutenant de police Bill se rend à un rendez-vous sur les bords marécageux de la Deûle. Il doit y rencontrer le politicien véreux Brichard. Alors que Bill est agressé et sévèrement blessé, un tireur abat le sous-ministre avec l’arme du policier. Si le tueur s’acharne sur Brichard, il se contente d’enlever Bill, mal en point. Pour les collègues flics de Bill, les indices sont accusateurs contre lui. Chargé de l’enquête, le policier arriviste Devisse ne fera pas de sentiment, car il n’aime guère Bill. Véronique, la coéquipière de Bill, prévient les copains de celui-ci. Cette bande d’amis se préparait à fêter Noël ensemble.

Le Doc, le Cureton, le Voltigeur, et Gégé, s’inquiètent pour Bill. Surtout quand Devisse s’invite, sans ménagement, à leur réveillon. À peine est-il parti, que Bill est livré à ses amis dans une poubelle. Avec un téléphone portable, qui leur annonce que commence “le Jeu du Talion”. Un dangereux jeu de piste, c’est sûr. L’adversaire leur est connu. C’est le nommé Sala, qui a des raisons de se venger de Bill. Une hutte de chasse constitue une bonne planque, où le Doc va soigner Bill autant qu’il peut. Lucie, la petite amie du policier, est kidnappée. Sous les yeux de Véronique, qui alerte la bande de copains. La jeune policière est abattue peu après.

Nerveux, le commissaire écarte Devisse de l’enquête. Les amis de Bill trouvent refuge dans une abbaye oubliée, où le Cureton fit autrefois un séjour. Et qui produit une bière de qualité. Le Voltigeur ne peut les rejoindre. Ils le découvrent mort, crucifié. Si Sala les repère aisément, c’est sans doute que le portable recèle une sorte de GPS. Mais ça reste leur seul contact avec Sala, pour espérer retrouver Lucie. Tandis que l’état de Bill s’aggrave, un rendez-vous est fixé Place de Croix. Gégé est volontaire pour aller régler les comptes avec l‘ennemi. Il repère Viktor, l’homme de main de Sala. Il le prend en filature, jusque dans un bar à putes.

Sans pitié, Gégé émascule Viktor. Dans un message, Sala annonce que le jeu est fini, et donne des indications sur son repaire. Gégé a déjà compris qu’il avait ôté un œil à Lucie, car Bill lui avait fait la même chose. Chez Sala, Gégé est braqué par le policier Devisse. Celui-ci se prétend l’exécuteur d’une mission pour une organisation secrète. Amoureux de Lucie, il aurait manipulé Sala contre Bill. Dingue ou pas, Devisse se suicide. Quand arrivent le Doc et Bill, les flics sont là. Lucie est sauve, Gégé aussi. Sala est en fuite…

Après Wagadou (Krakoen, 2006), le 2e titre “Rock’n’Harley” de l’auteur, avec la même bande autour de Bill. On rencontre ici une belle galerie de déjantés, agressifs ou victimes. Les références de ce roman noir au scénario cinématographique vont de Tarantino aux Tontons Flingueurs (“Je suis un tantinet décalé”, une parodie de la scène de la cuisine “Faut reconnaître, c’est du brutal… J’ai connu une Polonaise qui en prenait au petit-déjeuner”). Soulignons encore un remarquable pastiche de Cyrano de Bergerac, dans “la tirade du con”. Quant à Lucie, elle vient de la chanson des Beatles. Le tempo est rythmé, avec une vraie tonalité d’écriture. C’est dire que cette histoire pleine d’énergie se savoure avec grand plaisir...

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