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Les chroniques polars et bédé        de Claude Le Nocher - ABC POLAR

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John Ball : Dans la chaleur de la nuit (Le Masque)

11-BALL-92Policier consciencieux et sans histoire, Sam Wood effectue son habituelle ronde nocturne dans les rues de sa ville du sud des Etats-Unis. Soudain, il aperçoit un cadavre sur la chaussée. Il s’agit de M.Mantoli, organisateur du futur Festival de musique classique. Sans attendre, son supérieur Bill Gillespie charge Sam Wood de mettre la main sur d’éventuels suspects. C’est ainsi qu’il arrête un Noir qui traînait sur le quai de la gare. Ce Virgil Tibbs n’est autre qu’un policier de Pasadena, de passage dans la région.

Comme la plupart des habitants ici, Bill Gillespie n’aime pas les Noirs. Mais il comprend vite son propre intérêt. Il est incapable de mener correctement une enquête. Si Vigil Tibbs y parvient, c’est à Gillespie que ça profitera. Si le policier noir échoue, ce prouvera l’incompétence de ce grand Noir. Sam Wood, lui, hésite à trouver ce collègue-là sympathique. Il a aussi l’esprit troublé par Duena, la fille de M.Mantoli.

Pour Virgil Tibbs, les suspects ne manquent pas : Eric Kauffman, l’assistant de la victime; Endicott, qui produit le Festival; et même le flic Sam Wood. Lors de sa nouvelle ronde nocturne, ce dernier évite la maison des Purdy. Car leur fille Delores aime à se montrer nue en plein milieu de la nuit. Le chef Gillespie a son suspect : Harvey Oberst, qui a dérobé les billets de la victime. Puis, croyant traduire l’idée de Virgil Tibbs, il met son adjoint Sam Wood derrière les barreaux. Malgré l’attitude de Gillespie, le policier noir dénouera bientôt les fils de cette affaire…

Ce roman de John Ball a connu un beau succès dès sa publication en France sous le titre “Nuits chaudes(Un Mystère, 1966). Ce suspense ayant été adapté au cinéma deux ans plus tard, le livre a été réédité plusieurs fois, jusqu’en 1992 (chez Le Masque). Le film de Norman Jewison avec Sydney Poitier et Rod Steiger, sur une musique de Quincy Jones interprétée par Ray Charles, eut un impact particulier. La ségrégation raciale régnait encore en Amérique, le mouvement pour les droits civiques des minorités progressait, mais Martin Luther King fut assassiné à la même époque. Même si ce contexte peut nous sembler ancien, on lit encore ce très bon polar avec grand plaisir.

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