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Les chroniques polars et bédé        de Claude Le Nocher - ABC POLAR

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Serge Le Gall : La sirène de Port Haliguen (Ed.Bargain, 2008)

08-LE GALL-2Le commissaire Landowski est en vacances à Quiberon, avec sa compagne, la juge Lorraine Bouchet. Bien qu’ils soient amoureux, les chamailleries du couple ne cessent durant leur séjour. Même au repos, le policier reste aux aguets. Il sait que sa hiérarchie ne l’apprécie guère, qu’on est prêt à l’enfoncer au moindre faux-pas. Surtout, Landowski est intrigué par une série de meurtres.

Son ami Odilon, vieux pêcheur quiberonnais, a été retrouvé mort récemment. Il s’est noyé dans le port, nu, tout près de la statue de la sirène. On l’aurait vu en compagnie d’une femme peu avant. Landowski inspecte les lieux la nuit suivante, pour essayer de comprendre les faits. Puis un autre décès suspect est signalé : une voiture est tombée dans le port, avec un homme attaché au volant, mort lui aussi. La victime était un commercial vendant des produits médicamenteux. Lorraine Bouchet estime qu’il peut s’agir d’un trafic de drogue. D’autant que l’épouse de cet homme est italienne, peut-être liée à la Ndrangheta.

Landowski doute fort de cette hypothèse. Puisqu’il n’est pas en mission, il demande à son ami Jim Sablon de se renseigner à sa place. L’autopsie est formelle : Odilon avait avalé un euphorisant; la 2e victime avait pris des anabolisants. Comme si, dans les deux cas, ils cherchaient une stimulation sexuelle. Outre Lorraine, une voisine aguicheuse, une observatrice grinçante, et une curieuse photographe semblent s’intéresser à Landowski. Celui-ci poursuit discrètement son enquête, perquisitionnant sans autorisation le voilier d’un marginal ou le studio d’une de ses admiratrices.

Parmi les documents trouvés, il est question d’un terrain situé à l’entrée de Quiberon. Ça constitue l’esquisse d’un mobile criminel. Une femme âgée est cruellement torturée à mort par un couple. C’était la sœur d’Odilon. Puis un vieux marin des environs est agressé à son tour, par le même couple : le dernier frère d’Odilon est assassiné. Tous trois possédaient ce terrain indivis, convoité par une nièce vétérinaire, pour y soigner des animaux. Voilà une coupable idéale, une piste toute tracée pour Landowski. La vraie meurtrière reste dans l’ombre, cherchant à le manipuler.

Quand la criminelle tente de s’attaquer à Lorraine, Landowski intervient et l’arrête. Cette ancienne infirmière éprouvait autant d’attirance que de répulsion envers le policier. Elle voulait se venger de lui, pensant qu’il avait abattu jadis son frère, braqueur de banque. Elle a eu le temps de faire une autre victime, la photographe. La vétérinaire héritière, elle, est sauve…

« Les vacances, ça le barbait grave au-delà de trois jours consécutifs. La chasse, c’était son adrénaline. » Flic pur et dur, Landowski se trouve entraîné dans un dédale de miroirs aux reflets trompeurs, où il risque de s’égarer. La coupable n’est jamais loin, nous confiant ses rancunes acerbes et son plan machiavélique. D’une suspecte à l’autre, les lecteurs ne doivent pas perdre le fil qui les sortira du labyrinthe. Tandis que l’action progresse à bon rythme, le mystère s’épaissit encore. Intrigue tortueuse et ambiance tendue (avec quelques sourires) pour cette huitième aventure de Landowski, un héros plutôt attachant.

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