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        <title><![CDATA[Les chroniques polars et bédé        de Claude Le Nocher - ABC POLAR]]></title>
        <link>http://abcpolar.over-blog.com/</link>
        <description><![CDATA[Plus de 860 chroniques - faites d&eacute;filer la page - ou cliquez sur l'initale du nom de l'auteur recherch&eacute;]]></description>
                  <item>
            <title><![CDATA[Lauren Beukes : Les lumineuses (Presses de la Cité, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/lauren-beukes-les-lumineuses-presses-de-la-cit%C3%A9-2013</link>
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            <pubDate>Tue, 21 May 2013 05:51:40 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_bfe9f0aba0ff269de30471c2db44420b_beukes-2013.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_bfe9f0aba0ff269de30471c2db44420b_beukes-2013.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" id="yui_3_5_0_1_1369108064622_35066" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font id="yui_3_5_0_1_1369108064622_35065"><font id="yui_3_5_0_1_1369108064622_35064">Chicago, novembre 1931. Auteur d&#39;une altercation mortelle, Harper Curtis prend la fuite. Il est pourchass&eacute; dans Grant Park, o&ugrave; se sont r&eacute;fugi&eacute;s les mis&eacute;reux, victimes de la Grande D&eacute;pression. Fr&ocirc;lant le lynchage, il est seulement bless&eacute; au pied. Harper r&eacute;ussit &agrave; se faire soigner au Mercy Hospital. &Agrave; sa sortie, il est comme guid&eacute; vers un quartier tr&egrave;s pauvre de la ville. Une maison, dont il a d&eacute;rob&eacute; la cl&eacute; &agrave; une victime, semble l&#39;attendre. Le cadavre fra&icirc;chement assassin&eacute; d&#39;un certain Bartek, peut-&ecirc;tre le propri&eacute;taire du lieu, g&icirc;t dans cette maison. Harper y trouve aussi une valise pleine de dollars en gros billets, un vrai pactole. Il d&eacute;couvre l&agrave; une chambre &eacute;trange, tel un mausol&eacute;e d&eacute;di&eacute; &agrave; la mort de plusieurs femmes. Face &agrave; ces noms f&eacute;minins qu&#39;il a trac&eacute;s, aux objets h&eacute;t&eacute;roclites qu&#39;il doit laisser pr&egrave;s des corps, une pulsion habite le violent Harper. C&#39;est la Maison qui lui r&eacute;clame de les tuer. </font></font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;">S&#39;attaquer &agrave; La Luciole, danseuse de cabaret, lui laisse quelques s&eacute;quelles physiques suppl&eacute;mentaires. Toutefois, les victimes &agrave; venir ne vivent pas uniquement &agrave; son &eacute;poque. Gr&acirc;ce &agrave; la Maison, il voyage &agrave; volont&eacute; dans le temps. Quand il ouvre la porte, c&#39;est sur l&#39;ann&eacute;e qu&#39;il a choisi entre 1929 et 1993. Ce qui lui permet d&#39;approcher d&#39;abord ces filles, plus ou moins longtemps avant le moment o&ugrave; il a d&eacute;cid&eacute; de les assassiner. C&#39;est le cas de l&#39;&eacute;tudiante en sociologie Jin-Sook, rep&eacute;r&eacute;e d&egrave;s 1988, cinq ans avant de la tuer. Ou de Zora, jeune Noire crois&eacute;e d&egrave;s 1932, qu&#39;il ne supprimera qu&#39;en 1943, alors veuve et m&egrave;re de famille. Et de l&#39;ambitieuse &eacute;tudiante Julia Madrigal, supprim&eacute;e en 1984. Ou de Willie Rose, employ&eacute;e d&#39;un cabinet d&#39;architecture, proche des id&eacute;es sociales, en 1954. Et d&#39;une Catherine, d&#39;une Margo, de toutes celles dont la Maison exige le sang. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;">Arr&ecirc;ter ce jeu sinistre, Harper y songe parfois, bri&egrave;vement. &ldquo;Il pourrait quitter la Maison et ne jamais revenir. Prendre tout l&#39;argent et fuir. S&#39;&eacute;tablir avec une gentille fille. Renoncer aux meurtres, aux sensations qui l&#39;envahissent quand il tourne la lame du couteau, que les entrailles chaudes de sa victime se r&eacute;pandent et qu&#39;il voit mourir la flamme dans ses yeux.&rdquo; Fascin&eacute; par ses meurtriers voyages, magn&eacute;tis&eacute; par les objets qu&#39;il d&eacute;pose pr&egrave;s des cadavres, Harper continue jusqu&#39;&agrave; ce que son hypoth&eacute;tique liste soit close. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;">N&eacute;e en ao&ucirc;t 1968, Kirby Mazrachi est &eacute;lev&eacute;e seule par sa m&egrave;re Rachel. Se pensant artiste, un peu drogu&eacute;e, Rachel a trop souvent l&#39;esprit absent pour s&#39;av&eacute;rer maternelle. C&#39;est sans doute ce qui acc&eacute;l&egrave;re la maturit&eacute; de Kirby. D&egrave;s 1974, Harper va venir &agrave; la rencontre de cette victime d&eacute;sign&eacute;e, mais il est bien trop t&ocirc;t pour la tuer. Ce n&#39;est que le 23 mars 1989 qu&#39;il va la poignarder, lors d&#39;une promenade avec son chien. Gravement bless&eacute;e, sa force de caract&egrave;re aide Kirby &agrave; survivre. Moralement, elle s&#39;en remet mal, d&#39;autant que son agresseur a disparu presque sans laisser de traces. Le seul indice est un vieux briquet, un objet pour collectionneurs. Toujours hors sujet, Rachel ne peut rien pour sa fille. Kirby se fait engager comme stagiaire dans un journal de Chicago. Si Dan Velasquez s&#39;occupe de la rubrique sports aujourd&#39;hui, il fut journaliste d&#39;investigation sur des cas criminels. Gagner la complicit&eacute; de Dan, afin qu&#39;ils retrouvent ensemble son agresseur, tel est le but de Kirby. Un dangereux parcours attend la jeune femme, jusqu&#39;&agrave; localiser Harper Curtis... </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1369108064622_35057" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font id="yui_3_5_0_1_1369108064622_35056"><font id="yui_3_5_0_1_1369108064622_35055">Voil&agrave; assur&eacute;ment le plus surprenant suspense de l&#39;ann&eacute;e, ainsi qu&#39;un des plus intelligents. Ce pourrait &ecirc;tre l&#39;histoire d&#39;un tueur en s&eacute;rie peu diff&eacute;rent de la moyenne. Mais les raisons de sa violence obsessionnelle sont moins ordinaires. Et la mani&egrave;re dont il commet ses meurtres est carr&eacute;ment &eacute;tonnante. Tels beaucoup de serial killers, Harper est itin&eacute;rant. Ce n&#39;est pas g&eacute;ographiquement qu&#39;il voyage, c&#39;est dans le temps. L&#39;auteure utilise ce postulat issu de la litt&eacute;rature Fantastique, certes. On ne quitte pourtant pas le domaine du polar, car c&#39;est bien le crime qui reste le moteur de ce roman. Traquer un assassin aussi sp&eacute;cial, &ccedil;a suppose d&eacute;j&agrave; une multitude de situations complexes pour la jeune Kirby. </font></font></span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1369108064622_35135" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;">Pour originale qu&#39;elle soit, l&#39;id&eacute;e initiale ne suffirait peut-&ecirc;tre pas &agrave; convaincre. L&#39;auteure va nettement plus loin. Dans la construction extr&ecirc;mement habile du r&eacute;cit, dont Harper et Kirby constituent les deux lignes principales. Surtout, c&#39;est un vrai portrait de l&#39;Am&eacute;rique qui est ici dessin&eacute;, &agrave; travers l&#39;&eacute;volution de Chicago. La terrible crise &eacute;conomique de 1929, les chantiers qui transfigur&egrave;rent cette ville au fil des d&eacute;cennies, la place des Noirs et la dure vie de toute la population modeste, l&#39;ombre du maccarthysme planant m&ecirc;me sur les moins militants, et divers autres aspects sociologiques sont abord&eacute;s en toile de fond. Sans ces subtiles pr&eacute;cisions qui ne nuisent nullement au tempo du roman, l&#39;intrigue manquerait de v&eacute;racit&eacute;. Digne d&#39;un Stephen King au mieux de sa forme, un &ldquo;suspense riche&rdquo;, un polar sup&eacute;rieur, magnifiquement ma&icirc;tris&eacute;.</span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Jean Failler : Le visiteur du vendredi (Éditiions du Palémon, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/jean-failler-le-visiteur-du-vendredi-%C3%89ditiions-du-pal%C3%A9mon-2013</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/jean-failler-le-visiteur-du-vendredi-%C3%89ditiions-du-pal%C3%A9mon-2013</guid>
            <pubDate>Thu, 16 May 2013 07:00:31 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_25ebbdfd36e69c2131f511d7f32c1d24_failler-2013-ml-39.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_25ebbdfd36e69c2131f511d7f32c1d24_failler-2013-ml-39.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" id="yui_3_5_0_1_1368632688204_39747" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font id="yui_3_5_0_1_1368632688204_39746"><font id="yui_3_5_0_1_1368632688204_39745">Capitaine de police, Mary Lester est toujours affect&eacute;e au commissariat de Quimper. Son coll&egrave;gue Fortin et leur sup&eacute;rieur n&#39;ignorent pas qu&#39;elle a &eacute;t&eacute; assez secou&eacute;e par sa derni&egrave;re enqu&ecirc;te. Si une r&eacute;cente s&eacute;paration amoureuse s&#39;ajoute &agrave; son moral en berne, Mary Lester reste pleine de vivacit&eacute; face au commissaire Fabien. D&#39;autant que, &eacute;tant courtis&eacute;e par un athl&eacute;tique v&eacute;t&eacute;rinaire, la polici&egrave;re regagne un certain dynamisme. Une affaire s&#39;&eacute;ternisant du c&ocirc;t&eacute; de Vannes, et voici Mary de nouveau pr&ecirc;te &agrave; l&#39;action. &Agrave; l&#39;h&ocirc;tel de police de la pr&eacute;fecture morbihannaise, elle rencontre le commissaire Chass&eacute;gnac, qui a r&eacute;clam&eacute; ses services. C&#39;est surtout avec le policier Mercantoni, Corse d&#39;origine et amateur de p&ecirc;che comme elle, qu&#39;elle va rapidement sympathiser. Tous deux s&#39;adressent &agrave; la gendarmerie de Vannes, une partie des faits &eacute;tant de leur comp&eacute;tence. </font></font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;">L&#39;affaire appara&icirc;t insignifiante. Depuis plusieurs ann&eacute;es, un inconnu surnomm&eacute; &ldquo;le voyeur de la lande&rdquo; ou &ldquo;le fant&ocirc;me du mois d&#39;ao&ucirc;t&rdquo; joue au pervers autour du Golfe du Morbihan. Dans les campings, il &eacute;pie les femmes, vole des sous-v&ecirc;tements, sans agresser personne. Cet automne, le voyeur semblant continuer ses m&eacute;faits, il serait bon de l&#39;arr&ecirc;ter enfin. C&#39;est vers la Pointe d&#39;Arradon que se concentrent les derni&egrave;res apparitions de l&#39;inconnu. Il s&#39;agit d&#39;un secteur hupp&eacute;, o&ugrave; les riches propri&eacute;t&eacute;s appartiennent &agrave; des gens puissants. Mary Lester suppose que leur influence explique qu&#39;on relance cette enqu&ecirc;te. Quant &agrave; elle, c&#39;est surtout le site qui la s&eacute;duit. La nouvelle victime du voyeur est Isaure Rocques, de la famille Pierregrin, des notables proches de l&#39;&eacute;lite dirigeante. &Eacute;pouse d&#39;un grand avocat, la hautaine Mme Rocques affiche sa sup&eacute;riorit&eacute;. Ce qui d&eacute;pla&icirc;t forc&eacute;ment &agrave; Mary Lester.</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;">L&#39;affaire est suivie par l&#39;antipathique policier Ponchon, tout l&#39;oppos&eacute; de Mercantoni. Lors de l&#39;enqu&ecirc;te de voisinage qu&#39;elle m&egrave;ne quand m&ecirc;me, Mary renoue avec son copain Olivier Pierregrin, ex-skipper poss&egrave;dant un petit chantier naval. Demi-fr&egrave;re de la victime, peu convaincu que la plainte soit justifi&eacute;e, Olivier estime qu&#39;Isaure est &ldquo;une chieuse&rdquo;. L&#39;inconnu voyeur serait un homme au visage enti&egrave;rement tatou&eacute;, selon elle. Chass&eacute;gnac et Ponchon ont des relations plut&ocirc;t tendues avec Mary Lester, ce qui ne la perturbe gu&egrave;re. Dans le voisinage des belles propri&eacute;t&eacute;s, un terrain d&#39;ancienne ferme a &eacute;t&eacute; pr&ecirc;t&eacute; &agrave; des marginaux. Mary y fait une petite visite. Ici vivent plusieurs familles, entre une demie douzaine de yourtes, et une &eacute;cole &agrave; l&#39;enseignement traditionnel. D&eacute;rangeant pour les Pierregrin, qui ont lanc&eacute; une p&eacute;tition contre eux. Il est vrai qu&#39;ils h&eacute;bergent un musicien pouvant &ecirc;tre suspect. Mais, n&#39;aimant pas qu&#39;on lui dicte sa conduite, l&#39;obstin&eacute;e polici&egrave;re ira plus loin que les apparences...</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;">Bien que ce soit le trente-neuvi&egrave;me &eacute;pisode de ses aventures, il se peut que des lecteurs connaissent encore mal l&#39;univers de l&#39;intr&eacute;pide Mary Lester. Cette histoire serait une occasion de cerner le personnage. Car les premiers chapitres nous rappellent plusieurs exp&eacute;riences v&eacute;cues par Mary, sa conception du m&eacute;tier d&#39;enqu&ecirc;trice, ainsi quelques-uns de ses d&eacute;boires r&eacute;cents. Elle n&#39;est pas de ceux qui se pr&eacute;cipitent lors d&#39;une affaire, laissant s&#39;&eacute;couler le rythme du quotidien. Ce qui ne l&#39;emp&ecirc;che de se montrer aussi opini&acirc;tre dans ses investigations, que r&eacute;tive aux comportements autoritaires. Sans doute est-ce le c&ocirc;t&eacute; &ldquo;jeune femme ordinaire, avec un v&eacute;cu authentique&rdquo; qui participe au succ&egrave;s de cette s&eacute;rie de romans. La fluidit&eacute; narrative &eacute;tant, bien s&ucirc;r, l&#39;autre atout capital de ces intrigues.</span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1368632688204_39817" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;">Jean Failler n&#39;a pas choisi au hasard le d&eacute;cor. Il est vrai que la Pointe d&#39;Arradon abrite des propri&eacute;t&eacute;s de rupins, peu occup&eacute;es &agrave; l&#39;ann&eacute;e, tr&egrave;s prot&eacute;g&eacute;es contre la populace. Proche de la bourgeoise ville de Vannes, elle symbolise la r&eacute;ussite sociale des nantis et, aujourd&#39;hui, de leurs h&eacute;ritiers. Au m&eacute;pris de l&#39;acc&egrave;s au littoral, de fait tr&egrave;s limit&eacute;. L&#39;installation de quelques yourtes, par des passionn&eacute;s de vraie nature, y serait assur&eacute;ment mal appr&eacute;ci&eacute;e. Si &ccedil;a reste de la fiction, appr&eacute;cions cette id&eacute;e avec le sourire. On ne se contente pas de situer les lieux, on joue &eacute;galement avec un contexte v&eacute;ridique. Gr&acirc;ce &agrave; tous ces &eacute;l&eacute;ments positifs, on suit avec grand plaisir ce s&eacute;jour de Mary Lester aupr&egrave;s du Golfe du Morbihan.</span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Guillaume Prévost : Le quadrille des maudits (Éd.10-18, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/guillaume-pr%C3%A9vost-le-quadrille-des-maudits-%C3%89d.10-18-2013</link>
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            <pubDate>Wed, 15 May 2013 06:16:09 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_d71c4454c47e49111fbc49902ad015e7_prevost-2013.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_d71c4454c47e49111fbc49902ad015e7_prevost-2013.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" id="yui_3_5_0_1_1368590754143_66500" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">Automne 1919. &Acirc;g&eacute; de vingt-six ans, Fran&ccedil;ois-Claudius Simon est inspecteur &agrave; la Brigade criminelle de Paris. Il y fait &eacute;quipe avec Adrien Mortier, qu&#39;il appr&eacute;cie. Aux archives de la police, il a retrouv&eacute; un ami d&#39;enfance, Lucien Desmoulins. Bien qu&#39;encore jeune, Fran&ccedil;ois est un ancien combattant de la Grande guerre, termin&eacute;e depuis peu. Sa &ldquo;famille&rdquo; &agrave; Paris, c&#39;est la boutique de la m&ucirc;re Mado et de Barnab&eacute;, grand S&eacute;n&eacute;galais qui la prot&egrave;ge. Jadis abandonn&eacute; par sa m&egrave;re Blanche Simon, Fran&ccedil;ois ignore de nombreux aspects de son pass&eacute;. Il fut &eacute;lev&eacute;, ainsi que son ami Lucien, &agrave; l&#39;orphelinat agricole de Giel, dans l&#39;Orne. Ce pensionnat religieux &eacute;tait dirig&eacute; par l&#39;abb&eacute; Malvieux, mourant en cet automne. S&#39;il sait sa m&egrave;re souffrante et intern&eacute;e, Fran&ccedil;ois ne cherche pas &agrave; renouer avec elle. Son &eacute;tat ne l&#39;aiderait gu&egrave;re &agrave; retrouver des signes de ses origines, mais peut-&ecirc;tre en d&eacute;nichera-t-il dans les documents de l&#39;abb&eacute; Malvieux. C&ocirc;t&eacute; c&oelig;ur, Fran&ccedil;ois est sans nouvelles de son amante Elsa, partie se joindre &agrave; la r&eacute;volution Russe. </font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">La jeune Fernande, vingt ans, vient d&#39;&ecirc;tre poignard&eacute;e alors qu&#39;elle assistait &agrave; une s&eacute;ance de cin&eacute;matographe &agrave; l&#39;Olympic Palace. Aucun t&eacute;moin n&#39;a rien remarqu&eacute; autour du crime. Sans doute pourrait-on soup&ccedil;onner le patron ruin&eacute; d&#39;une salle voisine, le Gai Spectacle. Les aveux de ce v&eacute;t&eacute;ran du cin&eacute;ma, interrog&eacute; par Fran&ccedil;ois et Mortier, n&#39;ont aucune valeur. Apr&egrave;s avoir vu les parents de la victime, les deux policiers situent deux suspects au sein de l&#39;imprimerie o&ugrave; Fernande &eacute;tait employ&eacute;e. Toutefois, l&#39;hypoth&egrave;se reste impr&eacute;cise. Une autre femme blonde est assassin&eacute;e au cin&eacute;ma R&eacute;camier, quelques jours plus tard. Ayant utilis&eacute; des fumig&egrave;nes, le coupable a cr&eacute;&eacute; la panique avant de tuer sa victime et de fuir. Une gamine donne une possible description de l&#39;assassin aux deux policiers. Surtout, c&#39;est encore une fois lors de la diffusion d&#39;un &eacute;pisode du film &ldquo;Les maudits&rdquo; qu&#39;a &eacute;t&eacute; commis le meurtre. Produit par la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise Lighthouse, ce serial conna&icirc;t un succ&egrave;s populaire. Fran&ccedil;ois et Mortier rencontrent bient&ocirc;t l&#39;&eacute;nergique producteur de ces films, Valfandier. </font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">Ce double meurtre pourrait avoir un lien avec celui de l&#39;actrice Edwige Larivi&egrave;re, commis un an plus t&ocirc;t. Elle tourna pour les films Path&eacute;, ainsi que beaucoup d&#39;acteurs d&eacute;sormais employ&eacute;s par Lighthouse. Enferm&eacute; en psychiatrie, l&#39;assassin d&#39;Edwige ne peut pas avoir r&eacute;cidiv&eacute;, mais un imitateur n&#39;est pas &agrave; exclure. Le m&eacute;decin traitant le cas du criminel n&#39;est autre que Fr&eacute;d&eacute;ric Valfandier, fils du producteur de cin&eacute;ma, et &eacute;poux d&#39;une ancienne petite amie de Fran&ccedil;ois. Le jeune policier cerne mal le m&eacute;decin, possible suspect. Aux studios de cin&eacute;ma, les policiers questionnent le r&eacute;alisateur Mentola et la demie-douzaine d&#39;acteurs du film &ldquo;Les maudits&rdquo;. Tous semblent poss&eacute;der un bon alibi aux heures des r&eacute;cents meurtres. Fran&ccedil;ois finit par identifier le sc&eacute;nariste du fameux film, malgr&eacute; son pseudo. Un incendie de ses locaux cause la mort du patron du Gai Spectacle. Il serait trop facile de croire &agrave; un suicide du coupable, mani&egrave;re de clore l&#39;affaire qui satisferait les autorit&eacute;s. Fran&ccedil;ois va devoir explorer plusieurs pistes avant d&#39;approcher la v&eacute;rit&eacute;...</font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">Apr&egrave;s &ldquo;La valse des gueules cass&eacute;es&rdquo; et &ldquo;Le bal de l&#39;&Eacute;quarisseur&rdquo;, voici la troisi&egrave;me affaire trait&eacute;e par Fran&ccedil;ois-Claudius Simon. Ce polar historique a &eacute;t&eacute; r&eacute;compens&eacute; par le Prix Messardi&egrave;re Roman de l&#39;&eacute;t&eacute; en 2012. La p&eacute;riode qui succ&egrave;de &agrave; la guerre de 14-18 reste probablement m&eacute;connue de la plupart de nos contemporains. Guillaume Pr&eacute;vost restitue cette &eacute;poque d&#39;une fa&ccedil;on tr&egrave;s vivante, fort convaincante. Les premi&egrave;res projections datant de 1895, le cin&eacute;matographe est une invention alors en plein essor. Certains pensent d&eacute;j&agrave; au &ldquo;parlant&rdquo;, mais ce sont encore les &ldquo;serial&rdquo; qui plaisent le plus au public. </font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">Il s&#39;agissait de films courts, d&#39;un maximum d&#39;une demie-heure, fabriqu&eacute;s &agrave; la cha&icirc;ne par les studios, et diffus&eacute;s en salles sous forme de feuilletons. Fran&ccedil;ois Gu&eacute;rif leur rendit hommage dans son ouvrage &ldquo;Le cin&eacute;ma policier fran&ccedil;ais&rdquo; (&Eacute;d. H.Veyrier, 1979-81). Ici, la quasi-totalit&eacute; des chapitres porte un titre authentique de &ldquo;serial&rdquo;. Riche en myst&egrave;res, l&#39;intrigue se concentre autour du cin&eacute;matographe, ainsi que de la psychiatrie. N&eacute;anmoins, on s&#39;int&eacute;resse &eacute;galement &agrave; la vie personnelle de Fran&ccedil;ois. Depuis l&#39;orphelinat de Giel (qui existait r&eacute;ellement), bien des questions n&#39;ont toujours pas de r&eacute;ponses pour lui. Harmonie entre enqu&ecirc;te de police et probl&egrave;mes priv&eacute;s, qui rend cette histoire vraiment s&eacute;duisante.</font></span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Philippe Franchini : Quatre Corses majeurs (Le Poulpe - Éd.Baleine, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/philippe-franchini-quatre-corses-majeurs-le-poulpe-%C3%89d.baleine-2013</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/philippe-franchini-quatre-corses-majeurs-le-poulpe-%C3%89d.baleine-2013</guid>
            <pubDate>Wed, 15 May 2013 06:13:04 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_3af76a7384737bdd8bf3242b074485ec_franchini-2013-poulpe.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_3af76a7384737bdd8bf3242b074485ec_franchini-2013-poulpe.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" id="yui_3_5_0_1_1368590754143_58186" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font id="yui_3_5_0_1_1368590754143_58265"><font id="yui_3_5_0_1_1368590754143_58264" style="font-size: 10pt;">Libre, curieux, libertaire dans l&#39;&acirc;me, ni vengeur ni repr&eacute;sentant d&#39;une loi ou d&#39;une morale, Le Poulpe va fouiller &agrave; son compte dans les d&eacute;sordres et les failles du quotidien. Depuis toutes ces ann&eacute;es, les tribulations de Gabriel Lecouvreur l&#39;ont amen&eacute; &agrave; enqu&ecirc;ter partout en France. Ou presque, car il s&#39;aper&ccedil;oit qu&#39;il n&#39;a jamais mis les pieds en Corse, le pays de son ami Simon Cruzini. Non pas que Gabriel craigne de jouer les pinzuti, touristes souvent moqu&eacute;s par la population locale. S&#39;il a eu de la sympathie pour leurs revendications, c&#39;est devenu beaucoup trop confus d&eacute;sormais. Assassinats et attentats quasi-quotidiens. Oui, la violence est aussi pr&eacute;sente ailleurs, mais les Corses s&#39;en sont fait une navrante sp&eacute;cialit&eacute;. On lui r&eacute;pond que ces crimes sont des </font></font><font style="font-size: 10pt;">&ldquo;affaires priv&eacute;es&rdquo;. Ou alors que le &ldquo;colonialisme&rdquo; de l&rsquo;&Eacute;tat explique certaines ex&eacute;cutions. Certes, les m&eacute;dias en rajoutent quelque peu avec des slogans type &ldquo;l&#39;&icirc;le aux meurtres&rdquo;. Pourtant, Gabriel estime que l&#39;ambiance insulaire reste malsaine. La mort de l&#39;&eacute;crivain Orso Pietrini en est un nouvelle exemple. </font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">Probablement b&acirc;cl&eacute;e, l&#39;enqu&ecirc;te de l&#39;inspecteur Lozzard a conclu &agrave; un suicide. Un cadavre immerg&eacute;, avec un impact de tir au milieu du front, voil&agrave; une mort volontaire qui para&icirc;t fort incertaine. Possible, mais peu cr&eacute;dible, selon Simon Cruzini. Laissant seule &agrave; Paris sa blonde coiffeuse rose-bonbon, Gabriel s&#39;envole vers Ajaccio. Sans arme, mais avec de faux papiers, sous l&#39;identit&eacute; d&#39;un universitaire d&#39;origine corse. Sur place, tout semble calme, loin de l&#39;&eacute;tat de si&egrave;ge policier auquel il pensait. Le Poulpe, &agrave; l&#39;oppos&eacute; des Experts, compte sur son flair pour comprendre cette affaire. Peut-&ecirc;tre s&#39;agit-il r&eacute;ellement d&#39;une &ldquo;affaire priv&eacute;e&rdquo;. Car Lara, ex-&eacute;pouse de Pietrini, a la r&eacute;putation d&#39;&ecirc;tre tr&egrave;s jalouse. Toutefois, elle va perdre la g&eacute;n&eacute;reuse pension alimentaire qu&#39;il lui versait. Quant &agrave; la s&eacute;duisante Elsa, qui passait pour la jeune amante de l&#39;&eacute;crivain, son mari croupier n&#39;avait pas de raison valable de supprimer Pietrini. Le t&eacute;moignage de Jean-C&eacute;sar, l&#39;antipathique fr&egrave;re de la victime, ne risque pas d&#39;&eacute;clairer tellement les interrogations de Gabriel.</font></span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1368590754143_58342" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">Le Poulpe fraternise avec l&#39;oncle de Fiora, une amie d&#39;Elsa. Ce costaud de Lucien est assez repr&eacute;sentatif de la susceptibilit&eacute; des Corses. Il aide quand m&ecirc;me Gabriel a rencontrer Lara et les trois fr&egrave;res de l&#39;ex-&eacute;pouse de Pietrini. L&#39;&eacute;crivain s&#39;opposait &agrave; un projet immobilier, men&eacute; par un sp&eacute;culateur Bi&eacute;lorusse, dont le Poulpe ne tarde pas &agrave; faire la connaissance. C&#39;est une piste non n&eacute;gligeable, en effet. L&#39;autre option, c&#39;est de fouiller dans le pass&eacute; d&#39;ind&eacute;pendantiste d&#39;Orso Pietrini. Se d&eacute;sengager des mouvements nationalistes corses, &ccedil;a n&#39;est jamais sans cons&eacute;quences. Un cousin de l&#39;&eacute;crivain le confirme &agrave; Gabriel. Par contre, cet habitant de Zonza est le seul &agrave; croire au suicide de Pi&eacute;trini. Lozzard s&#39;int&eacute;ressant trop &agrave; lui, Gabriel se planque quelques jours. L&#39;inactivit&eacute; n&#39;est pas son fort. Avec l&#39;aide de Sophie, la fille de la victime, et de la chaude Tania, il cerne bient&ocirc;t le contexte du crime...</font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">Mener une enqu&ecirc;te au pays de l&#39;omerta, voil&agrave; un v&eacute;ritable d&eacute;fi pour le Poulpe. &ldquo;Chez nous, on a toujours respect&eacute; autant la parole que le silence. Mais l&#39;une et l&#39;autre sont tenus par un lien tress&eacute; de r&egrave;gles, de codes. Le couper est encore plus grave que de perdre la vie...&rdquo; souligne son ami Lucien, ce dont Gabriel est vite conscient : &ldquo;C&#39;est bien un jeu qu&#39;ils pratiquent, ces diables de Corses... Ils semblent tous s&#39;amuser &agrave; contourner le fameux mur par un &eacute;ventail de moyens : insinuations voil&eacute;es, m&eacute;taphores alambiqu&eacute;es, r&eacute;f&eacute;rences plus ou moins historiques, r&eacute;flexions paradoxales...&rdquo; </font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">Complexe r&eacute;alit&eacute; de l&#39;&Icirc;le, dont les natifs ont &ldquo;le sentiment d&#39;appartenir &agrave; un m&ecirc;me peuple, et l&#39;incapacit&eacute; de faire l&#39;unit&eacute;.&rdquo; Fiert&eacute; l&eacute;gitime d&#39;&ecirc;tre Corse, jusqu&#39;&agrave; en &ecirc;tre susceptibles, mais cette vraie identit&eacute; ne justifie &eacute;videmment pas les d&eacute;rives. Qu&#39;il s&#39;agisse de politique ind&eacute;pendantiste ou de douteux bizness souvent li&eacute; &agrave; l&#39;immobilier. Telles sont les r&eacute;alit&eacute;s de cette &ldquo;affaire priv&eacute;e&rdquo; qui transporte Gabriel jusqu&#39;&agrave; Ajaccio et dans la r&eacute;gion. Ce portrait de la Corse, qui appara&icirc;t en filigrane des investigations du Poulpe, approche certainement de pr&egrave;s l&#39;esprit local. Sans oublier une intrigue criminelle de bon aloi, avec p&eacute;rip&eacute;ties, suspects et dangers. Encore une excitante aventure de Gabriel Lecouvreur, l&#39;infatigable Poulpe.</font></span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Stéphane Heurteau : Sant-Fieg – tome 1: Rachid (Éd.Coop-Breizh, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/st%C3%A9phane-heurteau-sant-fieg-%E2%80%93-tome-1-rachid-%C3%89d.coop-breizh-2013</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/st%C3%A9phane-heurteau-sant-fieg-%E2%80%93-tome-1-rachid-%C3%89d.coop-breizh-2013</guid>
            <pubDate>Wed, 15 May 2013 06:10:32 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_d0038aebc3ff5391e57e833521e35a5b_heurteau-2013.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_d0038aebc3ff5391e57e833521e35a5b_heurteau-2013.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" id="yui_3_5_0_1_1368590754143_44536" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">Dans la presqu&#39;&icirc;le bretonne de Crozon, en novembre 1963. C&#39;est le jour o&ugrave; John Fitzgerald Kennedy est assassin&eacute; &agrave; Dallas, que Rachid Barak arrive &agrave; Saint-Fiacre. Le jeune Kabyle loue une chambre &agrave; l&#39;h&ocirc;tel sur le port. L&#39;endroit est fr&eacute;quent&eacute; par une bande de copains, dont le meneur est Kilian M&eacute;riadec, le fils du maire de Crozon. La guerre d&#39;Alg&eacute;rie est termin&eacute;e, mais certains gardeNT une vive ranc&oelig;ur contre les adversaires d&#39;hier. Tel Yannick Le Bec, dont le fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; a &eacute;t&eacute; tu&eacute; trois ans plus t&ocirc;t lors de cette guerre. Son p&egrave;re est encore plus f&eacute;roce, d&eacute;testant sans distinction les Am&eacute;ricains, les Arabes et les gauchos. </font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">&Acirc;g&eacute;e de dix-neuf ans, s&oelig;ur de Yannick, Maelle est coiffeuse. Se pensant irr&eacute;sistible, Kilian M&eacute;riadec esp&egrave;re finir par la s&eacute;duire. Pour frimer, Kilian provoque un incident, s&#39;attaquant &agrave; Rachid. Si le fils du maire compte ainsi plaire &agrave; Maelle, c&#39;est rat&eacute;. Elle prend plut&ocirc;t la d&eacute;fense du jeune Kabyle. Ce qui, plus tard dans la soir&eacute;e, lui vaudra une violente r&eacute;action de son p&egrave;re. Rachid s&#39;embarque comme marin-p&ecirc;cheur. Il n&#39;est pas moins courageux qu&#39;un autre. Pendant son temps libre, il rencontre ponctuellement Maelle. </font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">Rachid prend bient&ocirc;t pension chez Jil Turnal, un anarchiste autonomiste. &Agrave; cette &eacute;poque, le mouvement r&eacute;gionaliste n&#39;en est encore qu&#39;&agrave; ses balbutiements. Certains militants r&ecirc;vent d&#39;imiter les Irlandais de l&#39;IRA ou les Alg&eacute;riens du FLN, d&#39;entamer une lutte arm&eacute;e. Fatalement, Turnal est en conflit avec l&#39;arriviste maire M&eacute;riadec. Une sinc&egrave;re histoire d&#39;amour d&eacute;bute entre Maelle et Rachid.</font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">En d&eacute;cembre 1980 &agrave; Paris. &Acirc;g&eacute; de seize ans, Armel rend visite &agrave; Liz Gerrard. Cette dame Anglaise alla habiter en Bretagne, avant la 2</font><sup><font style="font-size: 10pt;">e</font></sup><font style="font-size: 10pt;">Guerre mondiale. Ce qui lui valut certains ennuis &agrave; la Lib&eacute;ration, d&#39;ailleurs. Armel vient de la part de Chantal Masson, coiffeuse qui fut une amie de Maelle. Si l&#39;adolescent porte un pr&eacute;nom breton, difficile de ne pas noter son physique typ&eacute; d&#39;Arabe. Armel souhaite conna&icirc;tre ses origines. Liz Gerrard peut l&#39;aider, en lui confiant le carnet o&ugrave; Maelle racontait les &eacute;v&egrave;nements de sa vie...</font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1368590754143_44691" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span id="yui_3_5_0_1_1368590754143_44690" style="color: rgb(0, 0, 0);"><span id="yui_3_5_0_1_1368590754143_44689" style="font-size: 14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1368590754143_44688" style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font id="yui_3_5_0_1_1368590754143_44687" style="font-size: 10pt;">St&eacute;phane Heurteau n&#39;est pas un n&eacute;ophyte en b&eacute;d&eacute;. Il est en particulier le coauteur, avec Corbet, de Fanch Karadec &ldquo;l&#39;enqu&ecirc;teur breton&rdquo;, s&eacute;rie publi&eacute;e aux &Eacute;ditions Vagabondages. Le premier tome &ldquo;Le myst&egrave;re Saint-Yves&rdquo; a &eacute;t&eacute; r&eacute;compens&eacute; par le Prix Polar Cognac de la meilleure s&eacute;rie BD en 2010. Le tome 2 &ldquo;L&#39;affaire malouine&rdquo; est paru en 2012. Heurteau a publi&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es plusieurs autres ouvrages. C&#39;est chez Coop-Breizh que para&icirc;t (en deux tomes) sa nouvelle b&eacute;d&eacute;, en noir et blanc. La pr&eacute;face de l&#39;album est sign&eacute;e par le chanteur berb&egrave;re Idir. &ldquo;Sant-Fieg&rdquo; est la traduction de Saint-Fiacre en breton. Certes, le d&eacute;cor est en grande partie celui de la presqu&#39;&icirc;le de Crozon, vers la pointe de la Bretagne, mais le sujet est beaucoup plus universel. Les rivalit&eacute;s et les drames entra&icirc;nent souvent de lourds secrets, sur lesquels on peut s&#39;interroger bien des ann&eacute;es plus tard. C&#39;est le cas du jeune Armel, en qu&ecirc;te d&#39;identit&eacute;. </font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">L&#39;auteur a voulu inscrire cette intrigue dans un cadre plus large. Il restitue la p&eacute;riode allant de fin 1963 &agrave; 1981. Les d&eacute;buts de chapitres situent quelques faits marquants mondiaux de l&#39;ann&eacute;e &eacute;voqu&eacute;e, nous permettant d&#39;imaginer le contexte. La mort de John Lennon ou de Jim Morrison (et de bien d&#39;autres c&eacute;l&eacute;brit&eacute;s) restent en quelque sorte des jalons, en effet. Pour l&#39;aspect breton, sont retrac&eacute;s les pr&eacute;mices fictionnels de ce qui deviendra le FLB, mouvement autonomiste aux initiatives parfois discutables. Le th&egrave;me principal porte sur les diff&eacute;rences raciales aux relents colonialistes, en un temps o&ugrave; la Guerre d&#39;Alg&eacute;rie reste proche. On n&#39;est pas si s&ucirc;r que les &eacute;tats d&#39;esprits aient tellement &eacute;volu&eacute; depuis. Ce premier tome s&#39;av&egrave;re tr&egrave;s r&eacute;ussi, laissant augurer d&#39;une seconde partie (consacr&eacute;e &agrave; Armel) qui r&eacute;v&egrave;lera encore d&#39;autres v&eacute;rit&eacute;s sur ce petit monde. </font></span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Thierry Maugenest : Venise.net (Liana Levi, 2003)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/thierry-maugenest-venise.net-liana-levi-2003</link>
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            <pubDate>Wed, 15 May 2013 06:07:16 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_6469386f6225ffd0a3d2700a4252b6e3_maugenest-2003.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_6469386f6225ffd0a3d2700a4252b6e3_maugenest-2003.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" id="yui_3_5_0_1_1368590754143_22517" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font id="yui_3_5_0_1_1368590754143_22546"><font id="yui_3_5_0_1_1368590754143_22545" style="font-size: 10pt;">Une jeune universitaire fran&ccedil;aise est assassin&eacute;e &agrave; Venise. Elle &eacute;tudiait l&rsquo;&oelig;uvre du peintre Le Tintoret. Par e-mail, l&rsquo;inspecteur Baldi contacte &agrave; New York le professeur Jeffers, quatre-vint-seize ans, sp&eacute;cialiste de la Renaissance. Selon Baldi, ce meurtre a un rapport avec ceux de deux autres experts en art, morts en 1934 et 1962.</font></font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">En 1564, Jacopo Robusti (dit Il Tintoretto, &ldquo;le petit teinturier&rdquo;) obtient par concours une commande de tableaux pour la Scuola di San Rocco. Il a &eacute;t&eacute; favoris&eacute; par certains membres de l&rsquo;Archiconfr&eacute;rie, appartenant &agrave; une organisation secr&egrave;te. Plus tard, l&rsquo;enqu&ecirc;teur v&eacute;nitien Francisco Rista l&rsquo;interroge sur cet Ordre des Missionnaires du Lion, dont il ne sait encore rien. Un jour, Le Tintoret surprend une myst&eacute;rieuse r&eacute;union de ces puissants et dogmatiques comploteurs, h&eacute;ritiers des seigneurs de la 4e croisade qui pill&egrave;rent Constantinople. Le document que recherche Rista, c&rsquo;est la charte fondatrice de l&rsquo;Ordre. Peu de personnes savent o&ugrave; elle est cach&eacute;e. Jacopo &ldquo;Il Tintoretto&rdquo; l&rsquo;ignore.</font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">Bien que sa sant&eacute; soit d&eacute;clinante, le professeur Jeffers renseigne Baldi autant qu&rsquo;il le peut. L&rsquo;inspecteur pense que les trois victimes recens&eacute;es ont d&eacute;couvert un secret dans une des toiles du Tintoret. Ce peut &ecirc;tre un d&eacute;tail pictural, un repentir. &ldquo;Saint-Roch en gloire&rdquo;, au plafond de la Scuola, m&eacute;rite sans doute un examen approfondi. </font></span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1368590754143_22656" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;">Jacopo devine enfin o&ugrave; est cach&eacute;e la charte. Lorsque l&rsquo;enqu&ecirc;teur Rista perquisitionne &agrave; la Scuola, il ne peut rien lui dire. En 1575, la peste ravage Venise. L&rsquo;Ordre en profite pour &eacute;liminer l&#39;enqu&ecirc;teur Rista. Au fil des si&egrave;cles, la r&eacute;publique de Venise perd sa puissance. Lors du pillage de la ville par Napol&eacute;on et ses troupes, les descendants de l&rsquo;Ordre sont toujours pr&eacute;sents. M&ecirc;me aujourd&rsquo;hui, les gardiens successifs de la Scuola suppriment tous ceux qui approchent leur secret datant de 1203&hellip;</font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1368590754143_22510" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: verdana,geneva,sans-serif;"><font style="font-size: 10pt;"><span lang="fr-FR">Certains romans ont connu un r&eacute;el succ&egrave;s aupr&egrave;s du public, sans qu&#39;ils aient &eacute;t&eacute; glorifi&eacute;s par les m&eacute;dias, ou tr&egrave;s peu. Ce fut le cas du roman de Thierry Maugenest &ldquo;Venise.net&rdquo;. Paru en 2003 aux &eacute;ditions Liana Levi, il fut r&eacute;&eacute;dit&eacute; en 2005 dans la c</span><span lang="en-GB">ollection Piccolo,</span><span lang="fr-FR"> du m&ecirc;me &eacute;diteur. Cette ann&eacute;e-l&agrave;, il fut r&eacute;compens&eacute; par le<span lang="en-GB"> </span>Prix des Biblioth&eacute;caires bretons, le Prix des lecteurs du Saumurois, le Prix litt&eacute;raire Inter-LP 49 (Maine-et-Loire) et le </span></font><font id="yui_3_5_0_1_1368590754143_22509"><font id="yui_3_5_0_1_1368590754143_22508" style="font-size: 10pt;"><span id="yui_3_5_0_1_1368590754143_22507" lang="fr-FR">Cezam Prix litt&eacute;raire Inter CE. En Espagne et en Am&eacute;rique Latine, ce roman traduit a &eacute;t&eacute; &eacute;galement un best-seller. Il est vrai que ce roman, qui nous permet de voyager dans le temps, est tr&egrave;s convaincant. Bien document&eacute;, il nous pr&eacute;sente un argument historique plut&ocirc;t original, entour&eacute; de myst&egrave;re. La construction narrative, en partie bas&eacute;e sur des mails qui traversent l&rsquo;Atlantique entre Venise et New York, est astucieuse et r&eacute;ussie. La fluidit&eacute; du r&eacute;cit rend captivant ce roman court, plein de qualit&eacute;s. </span></font></font></span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[San-Antonio : Laissez tomber la fille (Pocket, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/san-antonio-laissez-tomber-la-fille-pocket-2013</link>
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            <pubDate>Sat, 11 May 2013 07:30:33 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_52215396c1cc1f403a15bfe3497af26f_san-antonio-1950-pocket.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_52215396c1cc1f403a15bfe3497af26f_san-antonio-1950-pocket.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" id="yui_3_5_0_1_1368109920156_39169" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;"><font id="yui_3_5_0_1_1368109920156_39168"><font id="yui_3_5_0_1_1368109920156_39167">Nous sommes &agrave; l&#39;automne 1942. Le commissaire San-Antonio s&#39;est mis en disponibilit&eacute;, et vit tranquille aupr&egrave;s de sa brave femme de m&egrave;re, F&eacute;licie. Un jour o&ugrave; il s&#39;autorise une vir&eacute;e &agrave; Paris, lors d&#39;une alerte dans le m&eacute;tro, il se fait flinguer par un inconnu. Il se r&eacute;veille au bout de trois semaines, et va rester deux mois hospitalis&eacute;. Cette tentative de meurtre lui para&icirc;t inexplicable, vu qu&#39;il ne se m&ecirc;lait de rien en ces temps troubl&eacute;s. San-Antonio sort de l&#39;h&ocirc;pital peu avant No&euml;l. D&egrave;s sa premi&egrave;re soir&eacute;e dehors, il a rendez-vous avec la belle infirmi&egrave;re qui s&#39;est occup&eacute;e de lui. Il s&#39;agit de s&eacute;duire la ravissante Gis&egrave;le Maudin, car il a trop le sens du devoir pour lui proposer le mariage. Au restaurant de la rue de l&#39;Arcade o&ugrave; ils d&icirc;nent, San-Antonio capte un curieux message en code morse. </font></font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Plus tard dans la soir&eacute;e, la mort du commissaire est annonc&eacute;e &agrave; la radio. C&#39;est forc&eacute;ment un sosie qui s&#39;est fait descendre. Accompagn&eacute; de Gis&egrave;le, il cause une dr&ocirc;le de surprise en se pr&eacute;sentant &agrave; ses coll&egrave;gues policiers, chez la victime. Visiblement, le d&eacute;funt utilisait peu cet appartement, o&ugrave; on ne trouve pas d&#39;indices. San-Antonio &eacute;labore son plan pour identifier ce qu&#39;il pense &ecirc;tre un gang. C&#39;est un nain qui vient au rendez-vous fix&eacute;, chez Gis&egrave;le. Agressif et arm&eacute;, il r&eacute;ussit &agrave; fausser compagnie au commissaire convalescent, qui supporte encore mal les coups violents. D&egrave;s le lendemain, l&#39;inspecteur principal Guillaume apprend &agrave; San-Antonio que Gis&egrave;le a &eacute;t&eacute; enlev&eacute;e, bien qu&#39;il lui ait conseill&eacute; d&#39;&ecirc;tre prudente. Mieux vaut que le commissaire m&egrave;ne une enqu&ecirc;te officieuse. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Il s&#39;installe discr&egrave;tement dans l&#39;appartement de son sosie, un certain Manuel. L&#39;homme qui se pointe n&#39;est autre que son tueur du m&eacute;tro. Il pr&eacute;tend appartenir &agrave; une ancienne bande, les Kangourous, cens&eacute;e ne plus exister. Quant &agrave; savoir ce qu&#39;ils traficotent avec des ampoules &eacute;lectriques, San-Antonio ne comprend pas vraiment. Le quartier g&eacute;n&eacute;ral de ce gang se situe dans une propri&eacute;t&eacute; du V&eacute;sinet. Lorsque le commissaire y p&eacute;n&egrave;tre, la bande est en train de f&ecirc;ter No&euml;l. San-Antonio ne tarde pas &agrave; d&eacute;livrer Gis&egrave;le, leur prisonni&egrave;re. Le nomm&eacute; Fred dit &ecirc;tre le chef de ces truands. Jouant l&#39;astucieux pour obtenir des infos, le policier r&eacute;alise &ecirc;tre en possession de l&#39;invention allemande BZ22. Quand la Gestapo cerne la propri&eacute;t&eacute;, San-Antonio et Gis&egrave;le parviennent &agrave; s&#39;enfuir. Si le commissaire s&#39;&eacute;chappe en sautant dans la Seine, il sera bient&ocirc;t confront&eacute; aux nazis Karl et Greta, qui lui laissent peu de chances de passer &agrave; Londres avec le BZ22. &Agrave; moins que le destin ou la chance ne donnent un coup de pouce &agrave; l&#39;intr&eacute;pide policier... </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Fr&eacute;d&eacute;ric Dard cr&eacute;a le personnage du commissaire San-Antonio en 1949. C&#39;est aux &eacute;ditions Jacquier, &agrave; Lyon, que fut publi&eacute; cette ann&eacute;e-l&agrave; &ldquo;R&eacute;glez-lui son compte&rdquo;. Le premier San-Antonio dans la collection Sp&eacute;cial-Police des &eacute;ditions Fleuve Noir parut en d&eacute;cembre 1950. Il s&#39;agissait de &ldquo;Laissez tomber la fille&rdquo;. Peu d&#39;&eacute;l&eacute;ments sont d&eacute;j&agrave; en place dans l&#39;univers de San-Antonio. Mis &agrave; part sa m&egrave;re F&eacute;licie, pas de h&eacute;ros secondaires tels que le seront plus tard Le Vieux, Pinaud, ou B&eacute;rurier (encore qu&#39;apparaisse un flic costaud aux airs de mammouth). C&#39;est un pur roman d&#39;aventures, o&ugrave; s&#39;encha&icirc;nent les rebondissements et les surprises. Personnage courageux et suppos&eacute; d&eacute;j&agrave; exp&eacute;riment&eacute;, San-Antonio fait face aux situations les plus agit&eacute;es et dangereuses. On ne risque pas de s&#39;ennuyer &agrave; le suivre. </span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1368109920156_39233" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">La tonalit&eacute; langagi&egrave;re n&#39;est pas aussi exub&eacute;rante que par la suite. N&eacute;anmoins, l&#39;&eacute;criture montre d&eacute;j&agrave; une tr&egrave;s belle vivacit&eacute;, en t&eacute;moigne cet extrait&nbsp;: &ldquo;Jusqu&#39;ici, je suis assez content. Mon grand pif, je le crois fermement, a renifl&eacute; une piste. Voyez-vous, bande de p&egrave;greleux, le raisonnement est une belle chose pour un flic [&hellip;] Qu&#39;est-ce que vous feriez &agrave; ma place&nbsp;? Vous braqueriez votre soufflant dans la direction du copain, et vous appuieriez sur la g&acirc;chette jusqu&#39;&agrave; ce que votre magasin de quincaillerie soit vide. Bien s&ucirc;r, ce serait le parti le plus sage, mais je ne peux plus me permettre d&#39;&ecirc;tre prudent. Si cette crapule est venue dans l&#39;appartement, c&#39;est qu&#39;elle a l&#39;espoir d&#39;y prendre quelque chose. Vraisemblablement, ce que Manuel y avait cach&eacute;. Mon plan est donc de lui laisser trouver ce quelque chose. Mais, allez vous m&#39;objecter, rouscailleurs comme je vous connais, mais si vous n&#39;avez rien trouv&eacute;, vous, pourquoi serait-il plus chanceux&nbsp;? Eh ben, mes kikis, vous en tenez une couche &agrave; ce point &eacute;paisse, que si un autobus vous rentrait dedans, il ne vous ferait pas mal...&rdquo;</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Cette quasi-premi&egrave;re aventure de San-Antonio s&#39;av&eacute;rait d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s r&eacute;ussie. On sait que, d&egrave;s les ann&eacute;es suivantes, les enqu&ecirc;tes de ce h&eacute;ros conna&icirc;tront un &eacute;norme succ&egrave;s m&eacute;rit&eacute;.</span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Victor Gischler : Coyote Crossing (Éditions Denoël, Sueurs Froides, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/l-oklahoma-n-est-pas-l%E2%80%99%C3%89tat-le-plus-attirant-d-am%C3%A9rique.-surtout-si-on-habite-un-toute-petite-ville-comme-coyote-crossing.-toby-sawyer-s</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/l-oklahoma-n-est-pas-l%E2%80%99%C3%89tat-le-plus-attirant-d-am%C3%A9rique.-surtout-si-on-habite-un-toute-petite-ville-comme-coyote-crossing.-toby-sawyer-s</guid>
            <pubDate>Fri, 10 May 2013 07:30:19 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_b938aa0203ce38d43f71b9c87423aa06_gischler-2013.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_b938aa0203ce38d43f71b9c87423aa06_gischler-2013.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">L&#39;Oklahoma n&#39;est pas l&rsquo;&Eacute;tat le plus attirant d&#39;Am&eacute;rique. Surtout si on habite un toute petite ville comme Coyote Crossing. Toby Sawyer s&#39;en &eacute;chappa un moment pour des tourn&eacute;es avec son groupe de musiciens. Au d&eacute;c&egrave;s de sa m&egrave;re, il h&eacute;rita de son mobile home, le seul bien qu&#39;elle lui laissait. Il comptait vite repartir de Coyote Crossing, mais s&#39;y englua. Il se mit en couple avec Doris. Ils eurent bient&ocirc;t un b&eacute;b&eacute;, Toby Junior. Une vie gu&egrave;re excitante, qui l&#39;a pouss&eacute; dans le lit de la jeune et sexuelle Molly. Future &eacute;tudiante, elle habite chez l&#39;ex-mari de sa m&egrave;re, le camionneur Roy. Le sh&eacute;rif Krueger l&#39;a engag&eacute; &agrave; temps partiel. Par rapport &agrave; ses coll&egrave;gues d&eacute;j&agrave; exp&eacute;riment&eacute;s Bill, Karl et Amanda, Toby reste un n&eacute;ophyte dilettante. Il faudrait qu&#39;il fasse ses preuves, avant d&#39;esp&eacute;rer un vrai poste mieux pay&eacute;. L&#39;autoritaire &ldquo;chef&rdquo; Krueger semble quand m&ecirc;me l&#39;appr&eacute;cier. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Les affaires criminelles sont rares dans ce secteur. Pourtant, cette nuit-l&agrave;, Luke Jordan a &eacute;t&eacute; abattu aupr&egrave;s de sa voiture. Le &ldquo;chef&rdquo; charge Toby de surveiller le cadavre, le temps qu&#39;il prenne toutes les dispositions. En cette chaude nuit qui d&eacute;bute, le jeune homme en profite pour faire un d&eacute;tour chez Molly. Au retour, le corps de la victime a disparu. Si Toby a cru &agrave; une plaisanterie de Bill ou Karl, il d&eacute;chante rapidement. Il passe au mobile home, mais l&#39;humeur de Doris n&#39;est pas vraiment au beau fixe. Celle de Roy non plus, lorsque Toby retourne chez Molly. Le jeune adjoint r&eacute;ussit &agrave; l&#39;&eacute;loigner de la maison afin qu&#39;il calme ailleurs son &eacute;bri&eacute;t&eacute;. Tout &ccedil;a ne l&#39;aide pas &agrave; retrouver le cadavre. Un trio de Mexicains le pourchasse dans leur Mustang Mach1, avant de l&#39;agresser sans qu&#39;il sache pourquoi. Toby ne peut contacter personne, car aucun t&eacute;l&eacute;phone ne fonctionne actuellement ici.</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Dans la caserne de pompiers d&eacute;saffect&eacute;e, Toby d&eacute;couvre un trafic de clandestins mexicains. En l&eacute;gitime d&eacute;fense, il tue le responsable, puis invite les quarante immigrants &agrave; filer. Peu apr&egrave;s, Toby s&#39;aper&ccedil;oit que Doris a d&eacute;finitivement quitt&eacute; le mobile home, lui laissant leur fils sur les bras. Il confie le petit TJ &agrave; Molly, afin de le mettre &agrave; l&#39;abri des Mexicains qui le traquent toujours (il a but&eacute; l&#39;un des trois). Sa voiture &eacute;tant hors d&#39;&eacute;tat, le camion de Roy va lui servir de b&eacute;lier pour r&eacute;gler le cas des deux Mexicains restant. Il met leur complice, une v&eacute;ritable furie, en &eacute;tat d&#39;arrestation. Amanda intervient enfin pour &eacute;pauler un peu Toby. Les cinq fr&egrave;res Jordan r&ocirc;dent en ville. Consid&eacute;rant Toby comme l&#39;assassin de Luke, ils veulent se venger. Le clan de la mamie Jordan, quatre-vingt-seize ans, c&#39;est une fratrie de f&eacute;roces adversaires. Toby devra fatalement passer &agrave; l&#39;offensive s&#39;il veut s&#39;en sortir...</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Ces quelques lignes sont loin de r&eacute;sumer compl&egrave;tement les m&eacute;saventures du h&eacute;ros. Car l&#39;exp&eacute;rience va &ecirc;tre diablement mouvement&eacute;e pour Toby, et c&#39;est peu dire. &Eacute;changes de tirs, poursuites et incendies, pugilat et hurlements, il doit consommer beaucoup de cigarettes et de boissons caf&eacute;in&eacute;es, afin de faire face &agrave; la situation. Du suspense intense et de l&#39;action en permanence, voil&agrave; ce que l&#39;on peut qualifier d&#39;authentique polar noir. Il faut souligner que, hormis l&#39;&eacute;pilogue, ce tumultueux r&eacute;cit racont&eacute; par Toby lui-m&ecirc;me respecte l&#39;unit&eacute; de temps. Toutes les p&eacute;rip&eacute;ties se passent durant une seule nuit, jusqu&#39;au petit matin. &Agrave; l&#39;&eacute;vidence, un bel atout qui ajoute une captivante vivacit&eacute; &agrave; cette histoire. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Malgr&eacute; le tempo rythm&eacute;, l&#39;auteur ne n&eacute;glige ni le contexte, ni les personnages. Sans doute Oklahoma City et Tulsa sont-elles les m&eacute;tropoles peupl&eacute;es de cet &Eacute;tat. Mais l&#39;essentiel de cette contr&eacute;e reste plut&ocirc;t rurale, assez d&eacute;sertique, avec probablement des bourgades pas plus anim&eacute;es (en temps normal) que Coyote Crossing. &ldquo;Je me retrouvai plong&eacute; dans ce t&eacute;n&eacute;breux n&eacute;ant intersid&eacute;ral qu&#39;&eacute;tait l&#39;Oklahoma. C&#39;&eacute;tait possible ici, d&#39;aller se perdre dans un grand nulle part d&#39;un noir total, sauf quand on levait les yeux. De grosses &eacute;toiles scintillantes, que n&#39;occultaient aucune lumi&egrave;re citadine...&rdquo; </span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1368028870935_25238" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Une partie de la population y vit, tel Toby, faute d&#39;avoir pu finalement en partir. Une autre, issue des peuples am&eacute;rindiens, affiche sa fiert&eacute; de repr&eacute;senter les racines de l&#39;Am&eacute;rique. En ces r&eacute;gions conservatrices, les rednecks sont aussi tr&egrave;s pr&eacute;sents. Ces Blancs se croient propri&eacute;taires des &Eacute;tats-Unis, affirmant avoir plus de m&eacute;rite que les autres. En r&eacute;alit&eacute;, &agrave; l&#39;image du clan Jordan, il s&#39;agit de dynasties fort peu glorieuses, vivotant de rares activit&eacute;s ou de traficotages. Cet aspect de l&#39;Am&eacute;rique appara&icirc;t en toile de fond, ainsi que le cas de l&#39;immigration clandestine des Mexicains (ou autres Latinos). On le v&eacute;rifie, les qualit&eacute;s de ce palpitant polar sont multiples. Un passionnant roman, &agrave; lire absolument.</span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Jean-Marc Demetz : Le doigt du sang (Nouvelles Éditions Krakoen, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/jean-marc-demetz-le-doigt-du-sang-nouvelles-%C3%89ditions-krakoen-2013</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/jean-marc-demetz-le-doigt-du-sang-nouvelles-%C3%89ditions-krakoen-2013</guid>
            <pubDate>Tue, 07 May 2013 07:30:11 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_5216dc4710bb9d5afb16b6ce80c46c92_demetz-2013.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_5216dc4710bb9d5afb16b6ce80c46c92_demetz-2013.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p align="JUSTIFY" class="western" id="yui_3_5_0_1_1367856079959_26729" style="margin-bottom: 0cm;"><span id="yui_3_5_0_1_1367899556573_26017" style="color: rgb(0, 0, 0);"><span id="yui_3_5_0_1_1367899556573_26016" style="font-size: 14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367899556573_26015" style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">&Eacute;ric Lallot, cinquante-et-un ans, cent-quinze kilos, est le patron du restaurant Le Gusto au c&oelig;ur du Vieux-Lille. Ce cuisinier s&#39;est beaucoup investi pour figurer parmi les meilleurs. Assist&eacute; d&#39;Olivier, ex-l&eacute;gionnaire et as des fourneaux, &Eacute;ric sert une client&egrave;le de gourmets ais&eacute;s. Sans doute s&#39;est-il montr&eacute; trop ambitieux et optimiste &agrave; outrance. Aujourd&#39;hui, il est lourdement endett&eacute;. Par ailleurs, ayant perdu au jeu, il doit aussi une belle somme &agrave; son ami Bob. On lui envoie une paire de brutes afin de lui rappeler qu&#39;il doit payer d&#39;urgence. Ceux-ci lui tranchent un bout de doigt, pour qu&#39;il mesure la menace. Mais il n&#39;y a pas que des soucis dans la vie d&#39;&Eacute;ric. Sa compagne Sandrine, trente-cinq ans, vient d&#39;accoucher de leur b&eacute;b&eacute;, Lucas. &Agrave; part une l&eacute;g&egrave;re particularit&eacute; du nouveau-n&eacute;, &Eacute;ric devrait savourer le plaisir d&#39;&ecirc;tre p&egrave;re. Son enfance n&#39;ayant pas &eacute;t&eacute; si rose, il h&eacute;site pourtant &agrave; assumer un r&ocirc;le paternel qu&#39;il n&#39;a pas exactement choisi.</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Le notaire Wobart vient opportun&eacute;ment proposer un contrat mirifique &agrave; &Eacute;ric. Son client est un homme fortun&eacute; revenu en France apr&egrave;s avoir fait fortune aux &Eacute;tats-Unis. Il l&#39;engagerait pour dix jours, dans son ch&acirc;teau. En contrepartie, il paierait toutes les dettes d&#39;&Eacute;ric, avec m&ecirc;me un joli bonus. Voil&agrave; une offre que le cuisinier ne peut refuser. On le conduit bient&ocirc;t chez son riche client. &Eacute;ric s&#39;aper&ccedil;oit que le ch&acirc;teau est celui du village de son enfance, qui appartenait alors &agrave; la dominante famille Glorieux. Industriels paternalistes employant des milliers d&#39;ouvriers, ils s&#39;enrichirent gr&acirc;ce &agrave; la toile de jute. Plusieurs d&eacute;cennies plus t&ocirc;t, leur empire s&#39;&eacute;croula, en grande partie &agrave; cause des nouvelles mati&egrave;res textiles. La grand-m&egrave;re d&#39;&Eacute;ric tenait un bistrot dans le village. Sa m&egrave;re, il en garde un souvenir mitig&eacute;, car elle le culpabilisa longtemps. Sylvaine, employ&eacute;e au ch&acirc;teau, est de la m&ecirc;me g&eacute;n&eacute;ration qu&#39;&Eacute;ric. Le retour d&#39;&Eacute;ric par ici semble un peu la contrarier.</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Le ch&acirc;teau est rest&eacute; &agrave; l&#39;abandon pendant une vingtaine d&#39;ann&eacute;es. C&#39;est Antoine Glorieux, ultime descendant de la lign&eacute;e, qui l&#39;a fait r&eacute;cemment r&eacute;nover. D&#39;ailleurs, la cuisine est toute neuve, le nec plus ultra. D&eacute;sormais septuag&eacute;naire, Antoine Glorieux largua un jour sa famille new-yorkaise, avant de devenir un artiste-peintre tr&egrave;s cot&eacute;. Ses &oelig;uvres lui ont permis d&#39;amasser une belle fortune. Il vit maintenant avec la s&eacute;duisante Jennifer, qui ne fait pas ses quarante-quatre ans. &Eacute;ric concocte ses meilleurs plats, dont Glorieux peint le r&eacute;sultat chaque jour. Mais le cuisinier sent une vive hostilit&eacute; de la part d&#39;Adrien, le mari de Sylvaine, un rustre ne s&#39;exprimant qu&#39;en patois. &Eacute;ric doit sans doute lui imputer les deux incidents dont il est victime. Il n&#39;est pas convaincu que Jennifer soit une alli&eacute;e, non plus. Restant sur ses gardes, &Eacute;ric s&#39;interroge sur le g&eacute;n&eacute;reux contrat de Glorieux. Probablement a-t-il raison de craindre la suite des &eacute;v&eacute;nements...</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Les bons polars, aux intrigues bien pens&eacute;es et construits avec soin, sont nombreux. Si la narration est fluide, ces romans sont g&eacute;n&eacute;ralement tr&egrave;s plaisants. Certains auteurs vont plus loin. Une v&eacute;ritable tonalit&eacute; se distingue dans leurs suspenses. Jamais aucune lourdeur n&#39;appara&icirc;t dans le r&eacute;cit, aussi dense soit-il. Cette ambiance qu&#39;on nous d&eacute;crit, elle sonne juste. Ces personnages, parfois &eacute;tonnants, on leur a apport&eacute; une grande cr&eacute;dibilit&eacute;. Les cogitations des protagonistes ou leurs souvenirs, tout &ccedil;a est l&eacute;gitime. L&#39;auteur a su trouver le meilleur tempo pour nous raconter les faits, peaufinant les situations afin qu&#39;elles ne soient jamais artificielles. Jean-Marc Demetz fait partie de ces romanciers r&eacute;ussissant, gr&acirc;ce &agrave; leur ton personnel, &agrave; nous entra&icirc;ner dans de passionnantes histoires.</span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367856079959_26825" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">&Eacute;nigmatique, ce polar l&#39;est logiquement. On y trouve bien d&#39;autre chose. La comparaison artistique entre cuisine et peinture, par exemple. L&#39;introspection in&eacute;vitable, avec une m&eacute;lancolie envahissante, lorsque quiconque revient en p&egrave;lerinage sur les lieux de son pass&eacute;, &eacute;galement. Sans n&eacute;gliger un aspect social, quand on nous rappelle le poids qu&#39;eurent ces industriels du nord de la France. Et le paysage de ces cit&eacute;s ouvri&egrave;res peu propices &agrave; la r&eacute;volte : &ldquo;Glorieux tenait ses employ&eacute;s dans ces maisons, comme Dieu tient les hommes dans sa main.&rdquo; Un syst&egrave;me ayant de bons c&ocirc;t&eacute;s, mais qui n&#39;enrichissait que les nantis. Autant qu&#39;une belle intrigue, c&#39;est ce climat-l&agrave; qui s&eacute;duit dans un tel suspense. Voil&agrave; un roman du meilleur niveau, m&eacute;ritant d&#39;&ecirc;tre d&eacute;couvert par un large lectorat.</span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Peter May : Le mort aux quatre tombeaux (Éd.Le Rouergue, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/peter-may-le-mort-aux-quatre-tombeaux-%C3%89d.le-rouergue-2013</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/peter-may-le-mort-aux-quatre-tombeaux-%C3%89d.le-rouergue-2013</guid>
            <pubDate>Mon, 06 May 2013 07:30:15 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_3640822132363b4ec8ec1ace05e03a7c_may-2013.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_3640822132363b4ec8ec1ace05e03a7c_may-2013.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">En 2006, l&rsquo;&Eacute;cossais Enzo Macleod s&#39;est install&eacute; depuis d&eacute;j&agrave; quelques ann&eacute;es &agrave; Cahors, tout en enseignant &agrave; l&#39;universit&eacute; de Toulouse. Avec sa queue-de-cheval et sa m&egrave;che blanche, son allure trop d&eacute;contract&eacute;e, sa sacoche en toile pendue &agrave; son &eacute;paule, il ne passe pas inaper&ccedil;u. De son &eacute;pouse &eacute;cossaise, il eut une premi&egrave;re fille, Kirsty, vivant maintenant &agrave; Paris. Veuf de sa seconde &eacute;pouse, il &eacute;leva seul sa deuxi&egrave;me fille Sophie, d&eacute;sormais jeune adulte. Aujourd&#39;hui prof de biologie, Enzo Macleod fut pendant sept ans un des experts de la police de Glasgow. Lors d&#39;une soir&eacute;e entre amis, il est question d&#39;un livre du journaliste Roger Raffin, traitant de sept crimes non-&eacute;lucid&eacute;s. Le cas le plus curieux peut-&ecirc;tre, c&#39;est la disparition de Jacques Gaillard, dix ans plus t&ocirc;t. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Promis a une belle carri&egrave;re en politique, cet &Eacute;narque fut conseiller du Premier ministre. Jalous&eacute; par de moins brillants, pri&eacute; de s&#39;&eacute;loigner du pouvoir, il se consacra alors &agrave; sa passion du cin&eacute;ma. Animant une &eacute;mission de t&eacute;l&eacute;vision sur ce th&egrave;me, il resta toutefois professeur &agrave; l&#39;ENA. Vers la fin du mois d&#39;ao&ucirc;t 1996, Gaillard disparut sans laisser de traces. La police ne sembla gu&egrave;re motiv&eacute;e pour le retrouver, les m&eacute;dias ne se passionn&egrave;rent pas, et l&#39;affaire tomba vite dans l&#39;oubli. Ce qui convenait fort bien au monde politique, pr&eacute;f&eacute;rant que l&#39;histoire ne fasse pas de vagues. Dix ans plus tard, la Ministre de la justice Marie Aucoin garde encore un &oelig;il sur ceux qui, tel Roger Raffin, voudraient relancer ce dossier. En une d&eacute;cennie, les moyens techniques ont &eacute;volu&eacute;. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Enzo Macleod compte sur l&#39;ADN s&#39;il parvient &agrave; d&eacute;couvrir de nouveaux indices. Ainsi que sur Internet, qui fournit bon nombre de renseignements dont on ne disposait pas quelques ann&eacute;es auparavant. Pour l&#39;aider &agrave; utiliser le web, Enzo Macleod engage la jeune &eacute;tudiante Nicole, quitte &agrave; risquer des frictions avec le p&egrave;re campagnard de celle-ci. Des heurts, l&rsquo;&Eacute;cossais en conna&icirc;t aussi avec Bertrand, le petit ami de sa fille Sophie, un type s&eacute;rieux pourtant. Et ses relations sont tendues avec sa fille Kirsty, avec laquelle il ne peut renouer. Enzo Macleod compte n&eacute;anmoins des amis, qui vont l&#39;aider pour enqu&ecirc;ter : le journaliste Raffin, bien s&ucirc;r, et l&#39;ex-compagne de celui-ci, la psychanalyste Charlotte. L&rsquo;&Eacute;cossais s&#39;avoue bient&ocirc;t attir&eacute; par la jeune femme. </span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367763680811_30174" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Profan&eacute;e en ao&ucirc;t 1996, l&#39;&eacute;glise parisienne Saint-&Eacute;tienne-du-Mont est le premier jalon des investigations d&#39;Enzo Macleod. C&#39;est la d&eacute;couverte d&#39;une malle dans les Catacombes, qui lui offre de premiers indices. Le cr&acirc;ne retrouv&eacute; &agrave; cette occasion est identifi&eacute; comme celui de Gaillard, par l&rsquo;&Eacute;cossais et par un m&eacute;decin du Quai de la Rap&eacute;e. Les particules de sang dans l&#39;&eacute;glise sont aussi celui du disparu, l&#39;ADN le prouve. Quant aux objets dans la malle, gr&acirc;ce &agrave; Nicole et &agrave; Internet, ils conduisent Enzo Macleod jusqu&#39;&agrave; un mus&eacute;e toulousain de l&#39;H&ocirc;tel-Dieu Saint-Jacques. </span></span></span><span id="yui_3_5_0_1_1367763680811_30164" style="color: rgb(0, 0, 0);"><span id="yui_3_5_0_1_1367763680811_30163" style="font-size: 14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367763680811_30162" style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Nouvelle malle, avec des membres de Gaillard, et encore plusieurs objets &eacute;nigmatiques. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">&ldquo;Les yeux fix&eacute;s sur la cantine ouverte, Enzo savait, lui. Il avait compris que cette ignoble d&eacute;couverte ne faisait qu&#39;ajouter quelques pi&egrave;ces suppl&eacute;mentaires au puzzle, et marquait seulement le d&eacute;but d&#39;une macabre chasse au tr&eacute;sor, visant &agrave; retrouver les restes dispers&eacute;s d&#39;un homme assassin&eacute;.&rdquo; Malgr&eacute; la Garde des Sceaux et le juge cens&eacute; s&#39;occuper de l&#39;affaire relanc&eacute;e, Enzo Macleod poursuit ses propres hypoth&egrave;ses. Elle le m&egrave;nent, entre autres, d&#39;Hautvillers en Champagne jusqu&#39;&agrave; Paris, dans un p&eacute;riple tr&egrave;s certainement dangereux pour lui et pour ses proches...</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367763680811_30189" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span id="yui_3_5_0_1_1367763680811_30188" style="color: rgb(0, 0, 0);"><span id="yui_3_5_0_1_1367763680811_30187" style="font-size: 14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367763680811_30186" style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">L&#39;auteur montre t&ocirc;t dans le r&eacute;cit, que c&#39;est un jeu de piste auquel il nous invite. Un roman d&#39;enqu&ecirc;te, aucun doute l&agrave;-dessus. Toutefois, loin de la tranquille &eacute;num&eacute;ration successive d&#39;indices, de la progression parfois mollassonne du vieux policier fatigu&eacute; ou du d&eacute;tective amateur t&acirc;tonnant, ce suspense appara&icirc;t beaucoup plus p&eacute;tillant. C&#39;est &eacute;videmment d&ucirc; &agrave; son h&eacute;ros, &Eacute;cossais peu conformiste. Ironique et obstin&eacute;, rebelle &agrave; l&#39;autorit&eacute; (du pr&eacute;sident de son universit&eacute; ou de la ministre de la Justice), limier infatigable visitant tous les lieux pouvant lui offrir quelques &eacute;l&eacute;ments, Enzo Macleod n&#39;en a pas moins une vie priv&eacute;e. </span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367763680811_30106" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">On ne doute pas qu&#39;il va devenir intime avec Charlotte, ni que ses filles joueront un r&ocirc;le au cours de l&#39;affaire. Ce qui ajoute, &ccedil;&agrave; et l&agrave;, des sc&egrave;nes souriantes ou plus nerveuses. L&rsquo;&Eacute;cossais ne m&eacute;nage pas sa peine (ni les voyages) pour comprendre les motivations des assassins. Afin de gagner un pari, et de prouver ainsi qu&#39;il est toujours &agrave; la hauteur, lui, l&#39;ancien expert &agrave; Glasgow. Voil&agrave; une histoire tr&egrave;s s&eacute;duisante, o&ugrave; se multiplient p&eacute;rip&eacute;ties et myst&eacute;rieuses d&eacute;couvertes. Vraiment, il est fort excitant de suivre cette enqu&ecirc;te.</span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Ahmed Khaled Towfik : Utopia (Ombres Noires, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/ahmed-khaled-towfik-utopia-ombres-noires-2013</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/ahmed-khaled-towfik-utopia-ombres-noires-2013</guid>
            <pubDate>Fri, 03 May 2013 06:00:50 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_3cf7a0f1c0583a4dd121cca5f12e8dd3_towfik-2013.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_3cf7a0f1c0583a4dd121cca5f12e8dd3_towfik-2013.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">En 2023, l&rsquo;&Eacute;gypte se compose de deux groupes sociaux tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;s. Au Caire et dans ses faubourgs, la plus grande partie de la population vit mis&eacute;rablement. &Eacute;lectricit&eacute;, eau propre et tous signes de confort ont disparu. Les v&eacute;hicules ne circulent plus gu&egrave;re, car le p&eacute;trole a &eacute;t&eacute; remplac&eacute; par le pyrol, carburant dont les pauvres ne disposent pas. Sans emploi fixe, on survit dans la crasse. Trafics de mauvais produits, prostitution, bandes violentes, le pays est livr&eacute; &agrave; lui-m&ecirc;me. Quelques-uns sont employ&eacute;s par les riches, tels des esclaves. &Agrave; l&#39;oppos&eacute;, les nantis vivent d&eacute;sormais &agrave; l&#39;abri, dans des colonies s&eacute;curis&eacute;es par d&#39;anciens soldats am&eacute;ricains. C&#39;est &agrave; Utopia, ville fortifi&eacute;e situ&eacute;e sur la c&ocirc;te nord du pays, qu&#39;habitent les plus fortun&eacute;s des &Eacute;gyptiens. Ils n&#39;ont aucun contact avec les Autres, ce peuple dont ils se m&eacute;fient. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Ces nababs se sont affranchis de toute religiosit&eacute;. Formant une F&eacute;d&eacute;ration, ils se consid&egrave;rent comme une famille, celle de l&#39;&eacute;lite. Ici, les p&egrave;res se sont enrichis dans le commerce de m&eacute;dicaments, d&#39;acier, de viande, etc. Leurs enfants n&#39;ont pas &agrave; se soucier de l&#39;argent. Si les ma&icirc;tres d&#39;Utopia pratiquent une d&eacute;bauche discr&egrave;te, leur prog&eacute;niture se cache &agrave; peine pour abuser de la phlogistine, la plus explosive des drogues. Ces jeunes ont tout, ne mesurant pas l&#39;esprit d&eacute;cadent qui les habite. Certains tentent une exp&eacute;rience, ressemblant &agrave; un rite de virilit&eacute;. Il s&#39;agit de sortir d&#39;Utopia, d&#39;aller capturer un Autre, puis d&#39;organiser une chasse avec leur victime dans la colonie. Au pire, il faut ramener de cette exp&eacute;dition un troph&eacute;e humain. Cette violence est &ldquo;un exutoire &agrave; l&#39;ennui&rdquo; pour les enfants des &Eacute;gyptiens ais&eacute;s, une excitation devenant n&eacute;cessaire. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">S&#39;aventurer hors de la colonie n&#39;est pas sans danger. Toutefois, ceux qui l&#39;ont d&eacute;j&agrave; fait t&eacute;l&eacute;phon&egrave;rent bien vite &agrave; leurs p&egrave;res, afin qu&#39;un h&eacute;licopt&egrave;re vienne les rapatrier. Un jeune de seize ans, fils unique du &ldquo;roi du m&eacute;dicament&rdquo;, menant une vie sans limite, se dopant &agrave; la phlogistine, va tenter l&#39;exp&eacute;rience. Il entra&icirc;ne avec lui dans ce d&eacute;lire son amie Germinal. Adopter un aspect crasseux pour quitter Utopia et se fondre dans la mis&eacute;reuse population qu&#39;il m&eacute;prise, ce n&#39;est pas trop difficile. Ils s&#39;attaquent &agrave; la hideuse prostitu&eacute;e Somaya, mais sont vite rep&eacute;r&eacute;s. C&#39;est gr&acirc;ce &agrave; l&#39;intervention de Gaber qu&#39;ils &eacute;chappent &agrave; la foule, provisoirement. Habitant un taudis avec sa s&oelig;ur Safeya, le borgne Gaber est un homme cultiv&eacute;. Ce qui ne sert gu&egrave;re dans ce monde o&ugrave; le peuple est inconscient de sa d&eacute;ch&eacute;ance. S&#39;il a entrepris de prot&eacute;ger les deux jeunes d&#39;Utopia, ce n&#39;est pas pour l&#39;argent. Gaber a une id&eacute;e bien plus noble en t&ecirc;te...</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Roman noir d&#39;anticipation, telle pourrait &ecirc;tre la cat&eacute;gorie o&ugrave; classer cette fiction. Elle a &eacute;t&eacute; &eacute;crite avant les r&eacute;voltes qui ont secou&eacute; en particulier l&rsquo;&Eacute;gypte. Sans doute annon&ccedil;ait-elle des mouvements populaires, mais le message va au-del&agrave; de ce qui s&#39;est produit. Que la soci&eacute;t&eacute; &eacute;gyptienne soit in&eacute;galitaire, on l&#39;imagine ais&eacute;ment. Comme dans tant d&#39;autres pays, le foss&eacute; se creuse de plus en plus profond&eacute;ment entre classes dirigeantes et peuple. Les classes moyennes, celles qui assurent le bon fonctionnement d&#39;une nation, vont-elles s&#39;appauvrir &agrave; ce point dans les dix ou quinze ans &agrave; venir ? C&#39;est ce que suppose l&#39;auteur. </span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367507482245_26467" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span id="yui_3_5_0_1_1367507482245_26466" style="color: rgb(0, 0, 0);"><span id="yui_3_5_0_1_1367507482245_26465" style="font-size: 14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367507482245_26464" style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">&ldquo;Maintenant seulement, je comprends pourquoi nous nous sommes retranch&eacute;s dans Utopia. Il n&#39;y a plus rien dans ce monde que la mis&egrave;re, des visages fam&eacute;liques et des yeux exorbit&eacute;s, affam&eacute;s, sauvages. Il y a trente ans, ces gens avaient encore quelques droits, mais aujourd&#39;hui, c&#39;est de l&#39;histoire ancienne.&rdquo; Il est certain que ces havres r&eacute;serv&eacute;s aux puissants, que de semblables ghettos de riches existent d&eacute;j&agrave;, l&agrave;-bas ou chez nous. Dans un avenir pas si lointain, la population continuera-t-elle &agrave; se r&eacute;signer ? On peut supporter de vivre sans confort, &ldquo;mais vivre sans r&ecirc;ve est insupportable&rdquo; nous enseigne ici le borgne Gaber. Le r&ecirc;ve, c&#39;est aussi garder son libre arbitre, son ind&eacute;pendance, sa volont&eacute; d&#39;agir. Et la religion n&#39;est assur&eacute;ment pas le rem&egrave;de aux maux d&#39;une soci&eacute;t&eacute;, nous dit-il.</span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367507482245_25957" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">C&#39;est sous la forme d&#39;un r&eacute;cit &agrave; deux voix, que nous est racont&eacute;e cette histoire aux allures de fable. Une narration en cinq actes, entre le jeune chasseur d&#39;Utopia et la proie, Gaber. La limpidit&eacute; est volontaire, afin que le propos soit accessible. Sombre et forte intrigue, qui devrait inciter &agrave; la r&eacute;flexion, partout dans le monde. Un roman remarquable.</span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Virginie Brac : Double peine (Grand prix de Littérature policière 2004)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/virginie-brac-double-peine-grand-prix-de-litt%C3%A9rature-polici%C3%A8re-2004</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/virginie-brac-double-peine-grand-prix-de-litt%C3%A9rature-polici%C3%A8re-2004</guid>
            <pubDate>Thu, 02 May 2013 06:19:35 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_f898257be3251da1491cd69bd1755853_brac-2004.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201305/ob_f898257be3251da1491cd69bd1755853_brac-2004.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p align="JUSTIFY" class="western" id="yui_3_5_0_1_1367467856629_36661" style="margin-bottom: 0cm;"><span id="yui_3_5_0_1_1367467856629_36660" style="color: rgb(0, 0, 0);"><span id="yui_3_5_0_1_1367467856629_36659" style="font-size: 14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367467856629_36658" style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Lors d&rsquo;une intervention d&rsquo;urgence &agrave; Fleury-M&eacute;rogis, la psychiatre V&eacute;ra Cabral arrive trop tard. Giselle, une d&eacute;tenue, a tu&eacute; une surveillante pourtant amicale. Incompr&eacute;hensible, la prisonni&egrave;re devant sortir une semaine plus tard, apr&egrave;s une peine de dix ans pour meurtre. &Agrave; V&eacute;ra, elle a parl&eacute; d&rsquo;un fils mort, mais son d&eacute;fenseur affirme que Giselle n&rsquo;a pas d&rsquo;enfant. Un bilan d&rsquo;&eacute;valuation doit &eacute;tablir si elle est psychotique ou dangereuse. V&eacute;ra a des soucis avec la famille hupp&eacute;e de son fianc&eacute; Hugo. Ils refusent de voir que leur fils a&icirc;n&eacute; bat sa femme. Quand le probl&egrave;me tourne au drame, V&eacute;ra s&rsquo;en m&ecirc;le. En outre, elle a raison de penser qu&rsquo;Hugo lui &eacute;chappe pour une autre.</span></span></span></p>

<p align="JUSTIFY" class="western" style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Le policier alg&eacute;rien Hakim Salem est en mission en France. Il s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; Giselle, qui fut la compagne d&rsquo;un terroriste islamique. V&eacute;ra Cabral s&#39;avoue n&#39;&ecirc;tre pas insensible &agrave; son charme froid. Il est bien renseign&eacute; sur elle et sur son enqu&ecirc;te. Les parents de Giselle se veulent irr&eacute;prochables. Si le p&egrave;re, ancien sergent de la guerre d&rsquo;Alg&eacute;rie, ne cache pas ses opinions, il nie avoir tu&eacute; l&rsquo;enfant de Giselle. Celle-ci, tabass&eacute;e en prison, est soign&eacute;e &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital o&ugrave; exerce V&eacute;ra. La psy visite clandestinement la maison des parents. Elle y devine une pr&eacute;sence cach&eacute;e.</span></span></span></p>

<p align="JUSTIFY" class="western" id="yui_3_5_0_1_1367467856629_36286" style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">V&eacute;ra re&ccedil;oit un paquet contenant une petite oreille. Elle apprend o&ugrave; naquit Giselle. Elle veut contacter Hakim pour qu&rsquo;il l&rsquo;aide et s&rsquo;explique. Il semble &ecirc;tre reparti chez lui. V&eacute;ra demande &agrave; la police une perquisition au domicile des parents de Giselle. S&rsquo;il y a eu un enfant ici, ils ne trouvent rien. Il peut s&#39;agir d&#39;une fuite, ou plut&ocirc;t d&#39;un kidnapping. Le p&egrave;re finira par dire la v&eacute;rit&eacute; &agrave; V&eacute;ra sur les vraies origines de Giselle.</span></span></span></p>

<p align="JUSTIFY" class="western" style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;"><span lang="fr-FR">Virginie Brac est sc&eacute;nariste de t&eacute;l&eacute;vision et romanci&egrave;re. Elle se fit conna&icirc;tre avec les polars &ldquo;Sourire kabyle&rdquo; (1982) et &ldquo;Mort d&#39;un fauve&rdquo; (1983). Sa trilogie consacr&eacute;e aux enqu&ecirc;tes de la psychiatre urgentiste V&eacute;ra Cabral obtint un beau succ&egrave;s : &ldquo;Tropique du pervers&rdquo; (2000), &ldquo;Notre-Dame des barjots&rdquo; (2002) et &ldquo;Double peine&rdquo; (2004). R&eacute;compens&eacute; par le Grand prix de Litt&eacute;rature polici&egrave;re, ce dernier titre &eacute;tait en effet de qualit&eacute; sup&eacute;rieure. </span></span></span></span></p>

<p align="JUSTIFY" class="western" style="margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;"><span lang="fr-FR">Entre vie priv&eacute;e compliqu&eacute;e et vie professionnelle agit&eacute;e, le personnage de V&eacute;ra Cabral est tr&egrave;s r&eacute;ussi, vivant et attachant. Virginie Brac eut l&#39;intelligence d&rsquo;inclure des passages plus souriants dans cette histoire largement sombre. Percer les plus noirs secrets de chacun pour expliquer la psychologie de la meurtri&egrave;re, ce n&rsquo;est pas simple quand personne ne dit la v&eacute;rit&eacute;. Celle-ci appara&icirc;t progressivement, dans un r&eacute;cit tr&egrave;s bien dos&eacute;. &ldquo;Double peine&rdquo; est un captivant noir suspense.</span></span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[J.-P.Alaux – N.Balen : Massacre à la sulfateuse (Éditions Fayard, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/j.-p.alaux-%E2%80%93-n.balen-massacre-%C3%A0-la-sulfateuse-%C3%89ditions-fayard-2013</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/j.-p.alaux-%E2%80%93-n.balen-massacre-%C3%A0-la-sulfateuse-%C3%89ditions-fayard-2013</guid>
            <pubDate>Wed, 01 May 2013 06:00:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201304/ob_3b6f7bc2179351aae3460b9278f12d85_alaux-balen-21.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201304/ob_3b6f7bc2179351aae3460b9278f12d85_alaux-balen-21.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367333735144_29112" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;"><font id="yui_3_5_0_1_1367333735144_29111"><font id="yui_3_5_0_1_1367333735144_29110">Benjamin Cooker est un &oelig;nologue respect&eacute;. Avec son jeune assistant Virgile Lanssien, il quitte cette fois sa r&eacute;gion bordelaise pour une mission dans la Vall&eacute;e du Rh&ocirc;ne. Il s&#39;agira d&#39;estimer la valeur d&#39;un domaine viticole, pour un cabinet sp&eacute;cialis&eacute; charg&eacute; de le vendre. Le duo fait d&#39;abord &eacute;tape &agrave; Villeneuve-l&egrave;s-Avignon, afin d&#39;admirer le Mont Ventoux et les vignobles de Ch&acirc;teauneuf-du-pape. C&#39;est sur ce terroir qu&#39;est situ&eacute;e Ch&acirc;teau-Du&egrave;ze, la propri&eacute;t&eacute; qu&#39;ils doivent expertiser. Le domaine appartient aux trois s&oelig;urs Catelnaut.</font></font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">L&#39;a&icirc;n&eacute;e Anne-Lise souffre d&#39;un cancer, lui laissant peu d&#39;espoir. Elle est mari&eacute;e &agrave; Bertrand S&eacute;n&eacute;chal, un &oelig;nologue aussi pr&eacute;tentieux qu&#39;incomp&eacute;tent, qui n&#39;a rien fait pour am&eacute;liorer la production de Ch&acirc;teau-Du&egrave;ze. La cadette Catherine, pr&eacute;f&eacute;rant qu&#39;on l&#39;appelle Kathleen, fit une carri&egrave;re de top-model, avant de devenir photographe de mode. Elle vit d&eacute;sormais &agrave; Montr&eacute;al, au Qu&eacute;bec. Ayant su placer son argent, poss&eacute;dant quelques biens immobiliers, elle a longtemps financ&eacute; les pertes du domaine familial. Ce sont Anne-Lise et Catherine qui ont d&eacute;cid&eacute; de le vendre au plus t&ocirc;t. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Leur s&oelig;ur Sixtine ne se trouve pas dans le m&ecirc;me esprit. Homosexuelle, amante de la m&ucirc;re Marion, la jeune femme pense poss&eacute;der assez d&#39;&eacute;nergie pour sauver la notori&eacute;t&eacute; de Ch&acirc;teau-Du&egrave;ze. Avec son allure de gar&ccedil;on manqu&eacute;, Sixtine ne compte pas sur l&#39;aide de son beau-fr&egrave;re Bertrand S&eacute;n&eacute;chal. Toutefois, elle regrette que ce dernier ait stupidement vir&eacute; Beno&icirc;t Renoux qui, &agrave; la suite de son p&egrave;re, assurait ici la fonction de r&eacute;gisseur du domaine. Autrefois, Catherine fut elle aussi tr&egrave;s li&eacute;e &agrave; Beno&icirc;t, d&#39;ailleurs. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Quand Benjamin Cooker et Virgile arrivent sur place, ils constatent que le vignoble vient d&#39;&ecirc;tre touch&eacute; par un acte de vandalisme. Il ne leur faut pas longtemps pour v&eacute;rifier qu&#39;on a utilis&eacute; massivement un dangereux d&eacute;sherbant, pesticide connu pour son extr&ecirc;me nocivit&eacute;. Les d&eacute;g&acirc;ts concernent le tiers des vignes. Pas l&#39;&oelig;uvre d&#39;amateurs, car il faut se prot&eacute;ger pour manier ces produits manuellement comme ici. Benjamin Cooker n&#39;oublie pas qu&#39;il est l&agrave;, avant tout, pour estimer avec lucidit&eacute; la valeur de Ch&acirc;teau-Du&egrave;ze. Ce sulfatage de poison fait encore baisser le prix de vente possible. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">On vient de d&eacute;couvrir le cadavre de Beno&icirc;t Renoux. Son assassin a voulu faire croire qu&#39;il &eacute;tait l&#39;auteur de cet action contre les vignes des s&oelig;urs Castelnau. Virgile et Benjamin Cooker n&#39;y croit gu&egrave;re. Le commissaire Davoz est assez sceptique, lui aussi. Le policier convoque Catherine, qui se trouvait au Qu&eacute;bec, afin de mieux cerner l&#39;affaire. Le cabinet charg&eacute; de la vente tente de mettre la pression sur Benjamin Cooker, afin de faire monter le prix. L&#39;&oelig;nologue et son assistant restent attentifs aux t&eacute;moignages de chacune des s&oelig;urs Castelnaut, afin d&#39;approcher la v&eacute;rit&eacute;...</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Si la s&eacute;rie &ldquo;Le sang de la vigne&rdquo; est adapt&eacute;e pour la t&eacute;l&eacute;vision, avec Pierre Arditi dans le r&ocirc;le principal, ce sont avant tout des romans, dont voici le vingt-et-uni&egrave;me opus. Soulignons que le terme &ldquo;enqu&ecirc;te&rdquo; ne convient pas pour qualifier ces tr&egrave;s agr&eacute;ables suspenses, de forme classique. Benjamin Cooker ne se substitue nullement &agrave; la police. Sa fonction d&#39;&oelig;nologue lui permet de p&eacute;n&eacute;trer dans des univers viticoles, o&ugrave; des enqu&ecirc;teurs officiels n&#39;auraient pas de rep&egrave;res suffisants. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Aid&eacute; du jeune et sympathique Virgile, ce dandy cultiv&eacute; observe les protagonistes avec autant de soin qu&#39;il le ferait pour un vin, un grand cru de pr&eacute;f&eacute;rence. Ils ne se privent pas de go&ucirc;ter les meilleures productions de Ch&acirc;teauneuf-du-pape, dans cet &eacute;pisode. Ni de nous rappeler quelques faits historiques li&eacute;s &agrave; ce terroir. Une &eacute;rudition de bon aloi, qui n&#39;empi&egrave;te pas sur l&#39;intrigue proprement-dite. Plus verbale que physique, la violence n&#39;est pas absente de cette histoire. Ainsi que d&#39;in&eacute;vitables secrets de famille. Quant au titre, en argot d&#39;antan une sulfateuse d&eacute;signait une mitraillette, mais c&#39;est vraiment un sulfatage qui cause dans ce cas un carnage. Une fois de plus, on suit avec un r&eacute;el plaisir cette nouvelle aventure de Benjamin Cooker.</span></span></span></p>
</div>
            <div class="ob-section ob-section-link"><div class="ob-ctn"><p class="ob-title"><a href="http://lesangdelavigne.com/index.php" class="ob-link" target="_blank">Le Sang De La Vigne</a></p><p class="ob-snippet"></p><p class="ob-url"><a class="ob-link" href="http://lesangdelavigne.com/index.php" target="_blank">http://lesangdelavigne.com/index.php</a></p></div><p class="ob-desc">Cliquez sur le site dédié à cette série de romans et de téléfilms. </p></div>    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Joe R.Lansdale : Diable Rouge (Éditions Denoël, collection Sueurs Froides, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/joe-r.lansdale-diable-rouge-%C3%89ditions-deno%C3%ABl-collection-sueurs-froides-2013</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/joe-r.lansdale-diable-rouge-%C3%89ditions-deno%C3%ABl-collection-sueurs-froides-2013</guid>
            <pubDate>Mon, 29 Apr 2013 06:22:49 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201304/ob_35fc7bb1d6327c1c3e3938e601b13106_lansdale-2013.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201304/ob_35fc7bb1d6327c1c3e3938e601b13106_lansdale-2013.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367209060680_24153" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Dans leur coin du Texas, le Noir homo Leonard Pine et son ami complice Hap Collins (avec sa rousse compagne Brett) m&egrave;nent une vie presque peinarde. Leur pr&eacute;c&eacute;dente aventure leur a laiss&eacute; un petit paquet de fric. En tant qu&#39;agents op&eacute;rationnels, le duo rend quelques services &agrave; Marvin Hanson, ex-policier devenu d&eacute;tective. Histoire de garder la forme, il peut leur arriver de d&eacute;rouiller deux voyous s&#39;&eacute;tant attaqu&eacute;s &agrave; une vieille dame, pour r&eacute;cup&eacute;rer ce qu&#39;ils lui ont vol&eacute;. Si l&#39;intr&eacute;pide Leonard aime s&#39;afficher tel un vrai dur, Hap rumine ses &eacute;tats d&#39;&acirc;me. Sans doute fut-il marqu&eacute;, &agrave; l&#39;occasion de leurs derni&egrave;res p&eacute;rip&eacute;ties, par sa rencontre avec la magnifique tueuse Vanilla Ride. L&#39;affaire &eacute;nigmatique sur laquelle Marvin leur demande d&#39;enqu&ecirc;ter devrait l&#39;aider &agrave; tourner la page. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Il s&#39;agit d&#39;un double meurtre commis deux ans plus t&ocirc;t, &agrave; Camp Rapture. Un couple de jeunes, Mini Marchland et Ted Christopher (le fils de leur cliente) ont &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;s morts dans un parc de cette ville. Les investigations polici&egrave;res furent plut&ocirc;t impr&eacute;cises. Il existait pourtant des indices, montrant entre autres qu&#39;on avait d&eacute;plac&eacute; les corps &agrave; cet endroit. Et puis ce graffiti sur un arbre &agrave; c&ocirc;t&eacute;, dessinant une t&ecirc;te de diable rouge. Tant qu&#39;&agrave; jouer les limiers, Leonard se met sur la t&ecirc;te un tapabord, une casquette fa&ccedil;on Sherlock Holmes. Ce qui va en agacer quelques-uns, &agrave; commencer par Hap et Marvin. Le duo rencontre June, l&#39;alcoolique s&oelig;ur de Ted Christopher, dans sa luxueuse propri&eacute;t&eacute;. Selon elle, c&#39;est bien un crime crapuleux. Elle a connu aussi Mini, une f&ecirc;l&eacute;e qui se prenait pour un vampire. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Mini appartenait &agrave; une bande de satanistes, un groupe de fille m&ecirc;lant orgies et sang. Elles furent impliqu&eacute;es dans le meurtre d&#39;un &eacute;tudiant, Jason Kincaid. Surnomm&eacute;e Godzilla, ce fut surtout la chef de la bande qui s&#39;attaqua &agrave; ce jeune homme ivre. Les deux autres filles du groupe et Mini s&#39;en tir&egrave;rent &agrave; peu pr&egrave;s. N&eacute;anmoins, par la suite, Godzilla est d&eacute;c&eacute;d&eacute;e bizarrement en prison, et ses trois complices ont connu des morts brutales. &Agrave; chaque fois, le m&ecirc;me graffiti pas loin d&#39;elles, une t&ecirc;te de diable. On ne peut pas exclure que l&#39;argent soit le motif du double meurtre de Ted et Mini. Le jeune homme &eacute;tait h&eacute;ritier de la fortune familiale, qui &eacute;chappait &agrave; sa s&oelig;ur June ; et son amie avait &eacute;galement un gros h&eacute;ritage en vue, dont b&eacute;n&eacute;ficiera son paternel. Voil&agrave; des pistes &agrave; ne pas n&eacute;gliger.</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Bert, le p&egrave;re de Mini, ne se montre pas tellement coop&eacute;ratif, apparaissant parano&iuml;aque. Il n&#39;avait certainement pas tort d&#39;avoir peur. Car Hap Collins le retrouve dans sa caravane d&eacute;cr&eacute;pie, salement assassin&eacute;. Une sanglante une t&ecirc;te de diable indique un lien avec tout le reste. Sous le choc, Hap est victime d&#39;une d&eacute;pression nerveuse carabin&eacute;e. Traumatisme qui ne surprend pas son ami Leonard. Marvin s&#39;inqui&egrave;te pour la suite de leur enqu&ecirc;te : &ldquo;Tu veux dire que vous allez continuer &agrave; vous cogner dans les murs dans l&#39;espoir de finir par tomber sur une porte ? &mdash; Ouais, reconnut Leonard. &Ccedil;a r&eacute;sume assez bien notre m&eacute;thode.&rdquo; La bonne piste finira par se pr&eacute;senter. Non sans danger, en particulier pour Leonard. Une aide ext&eacute;rieure sera fort utile &agrave; Hap pour &eacute;radiquer les coupables...</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">C&#39;est toujours avec une certaine gourmandise qu&#39;on entame la lecture d&#39;une aventure de Leonard Pine et Hap Collins. Si on a lu leurs pr&eacute;c&eacute;dentes tribulations (six titres disponibles chez Folio Policier), on sait que nous allons nous r&eacute;galer &agrave; les suivre. Mais on peut aussi bien faire leur connaissance gr&acirc;ce &agrave; ce nouvel opus. Bien que le duo m&egrave;ne l&#39;enqu&ecirc;te, rien &agrave; voir avec une affaire balis&eacute;e, trait&eacute;e par des experts policiers. L&#39;instinct reste le meilleur alli&eacute; de nos h&eacute;ros, ce qui les aide &agrave; traverser des situations assez chaotiques. M&eacute;ritant souvent &ldquo;la m&eacute;daille de la craditude&rdquo;, leurs adversaires vont encore d&eacute;guster. </span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367209060680_24090" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Si le moral de Hap, le narrateur, est perturb&eacute; par quelques scrupules, il n&#39;en est pas moins efficace d&egrave;s qu&#39;il s&#39;agit de passer &agrave; l&#39;action. Outre les rebondissements et les sc&egrave;nes sous tension, la tonalit&eacute; est largement souriante. &ldquo;[Brett] fila &agrave; la cuisine et revint avec des chips de ma&iuml;s et des sodas. ─ Profitez-en, mes talents de m&eacute;nag&egrave;re s&#39;arr&ecirc;tent &agrave; peu pr&egrave;s l&agrave;... On se jeta sur les chips et les boissons. On aurait dit la folie qui s&#39;emparait du zoo au moment de la distribution de nourriture.&rdquo; On n&#39;a pas de mal &agrave; imaginer Leonard coiff&eacute; de son ridicule tapabord &agrave; la Sherlock, au pays des Stetson de cow-boys. Humour et intrigue criminelle solide vont de pair dans ce septi&egrave;me &eacute;pisode, parfaitement r&eacute;ussi.</span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Collectif “L'Angle mort” (1991, coll.Crime Parfait)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/collectif-%E2%80%9Cl-angle-mort%E2%80%9D-1991-coll.crime-parfait</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/collectif-%E2%80%9Cl-angle-mort%E2%80%9D-1991-coll.crime-parfait</guid>
            <pubDate>Mon, 29 Apr 2013 06:18:27 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201304/ob_0692c3e39d471238c48bfdfc9577aec2_collectif-1991.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201304/ob_0692c3e39d471238c48bfdfc9577aec2_collectif-1991.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367209060680_14210" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span id="yui_3_5_0_1_1367209060680_14293" style="color: rgb(0, 0, 0);"><span id="yui_3_5_0_1_1367209060680_14292" style="font-size: 14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367209060680_14291" style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;"><font id="yui_3_5_0_1_1367209060680_14209"><font id="yui_3_5_0_1_1367209060680_14208">La collection Crime Parfait des &eacute;ditions Mercure de France (alors dirig&eacute;e par Simone Gallimard) eut pour but d&#39;amener des auteurs de litt&eacute;rature classique &agrave; &eacute;crire des polars. Paul Guth, Pascal Lain&eacute;, Pierre-Jean R&eacute;my, Camille Bourniquel, Ren&eacute; Barjavel, Jean Raspail, Michel Del Castillo, Suzanne Prou, et d&#39;autres s&#39;y essay&egrave;rent sans convaincre autant que Gilles Perrault, Roger Peyrefitte, Cecil Saint-Laurent ou Didier Decoin, qui ma&icirc;trisaient d&eacute;j&agrave; des intrigues &agrave; suspense. Les admirateurs de Guy des Cars, Jean Lart&eacute;guy, Pierre Bourgeade, ou Ren&eacute;-Victor Pilhes y trouv&egrave;rent quand m&ecirc;me quelques qualit&eacute;s. Le titre le plus original de cette collection fut sans doute &ldquo;L&#39;Angle mort&rdquo; (publi&eacute; en novembre 1991), un cadavre exquis r&eacute;unissant huit auteurs. </font></font></span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Le mieux est d&#39;en relire la pr&eacute;sentation : &laquo;Les Surr&eacute;alistes, qui savaient s&#39;amuser, jouaient aux cadavres exquis. L&#39;un commen&ccedil;ait une phrase, que l&#39;autre poursuivait, et ainsi de suite. Jusqu&#39;&agrave; ce que naisse, insolite, impr&eacute;visible, &agrave; l&#39;insu des partenaire, un texte!... Les principes de ce feuilleton singulier [&ldquo;L&#39;Angle mort&rdquo;] &eacute;taient simples. R&eacute;unir en huis-clos huit talentueux &eacute;crivains qui ne se connaissaient pas &ndash;ou mal&ndash; mais qui s&#39;estimaient assez pour se supporter dans nos pages estivales, comme s&#39;il se fut agit d&#39;une croisi&egrave;re organis&eacute;e, sur une mer agit&eacute;e, par l&#39;&Eacute;v&eacute;nement du Jeudi [hebdo de l&#39;&eacute;poque], et reprise plus tard par le Mercure de France. Nous ne sommes pas peu fiers d&#39;avoir fait rimer ici San-Antonio et Modiano, se croiser Daniel Boulanger et Michel Grisolia, se suivre Jean Vautrin et Didier Daeninckx, d&#39;avoir r&eacute;veill&eacute; R&eacute;gis Debray de son long sommeil romanesque, et pouss&eacute; Jean-Marc Roberts &agrave; s&#39;exercer pour la premi&egrave;re fois au polar.&raquo;</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Cette forme de &ldquo;cadavres exquis&rdquo; peut donner le meilleur ou le pire. Chacun des huit auteurs a fourni un chapitre devant tenir compte de ce qui pr&eacute;c&eacute;dait. Dans l&rsquo;ordre : San-Antonio, D.Boulanger, P.Modiano, M.Grisolia, J.-M.Roberts, R.Debray, J.Vautrin, et D.Daeninckx. Ici le r&eacute;sultat fut plus que satisfaisant, tr&egrave;s r&eacute;ussi. Chacun sut alimenter cette intrigue avec son propre style, gardant une tonalit&eacute; convaincante, respectant le suspense et l&rsquo;action, sans n&eacute;gliger une part d&rsquo;humour dans cette suite sanglante et loufoque. Un roman assez court, que l&rsquo;on savoure encore mieux en le lisant une deuxi&egrave;me fois, pour le plaisir.</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Imbert, simple quidam, est dans sa voiture. Un camion le bloque, livrant un panneau de verre pour la vitrine d&rsquo;une boutique. Dans le reflet dansant de cette vitre, Imbert croit apercevoir une jeune femme qui se pr&eacute;cipite &agrave; une fen&ecirc;tre anonyme d&rsquo;un immeuble. Un flot de sang semble s&rsquo;&eacute;chapper de sa gorge tranch&eacute;e.</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Seul dans la vie (avec ses deux perruches et son d&eacute;sespoir) Imbert revient dans le quartier le soir-m&ecirc;me, esp&eacute;rant vaguement obtenir une explication sur cette troublante vision. Dans un bar tenu par un Auvergnat, il croise un Lituanien distingu&eacute; et un horloger poss&eacute;dant une montre ancienne fort originale.</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Imbert et Virole &ndash;l&rsquo;horloger&ndash; d&eacute;couvrent le Lituanien assassin&eacute;. Il n&rsquo;a aucune envie de pr&eacute;venir la police, Imbert! Ni de rester sur les lieux. R&eacute;miniscences d&rsquo;un pass&eacute; enfoui? Peut-&ecirc;tre. Pourtant la commissaire de police qui l&rsquo;attend chez lui quelques heures plus tard n&rsquo;a pas grand chose &agrave; lui reprocher.</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Mlle C&eacute;cile, dont on rempla&ccedil;ait la vitrine ce jour-l&agrave;, se montre amicale &ndash;et avoue ne pas s&rsquo;appeler C&eacute;cile. Mais c&rsquo;est la trace du Lituanien qu&rsquo;Imbert pr&eacute;f&egrave;re suivre, six culottes de dentelle en poche. La veuve de l&rsquo;&eacute;tranger n&rsquo;aura pas le temps d&rsquo;expliquer quoi que ce soit. &Agrave; son tour, elle est assassin&eacute;e.</span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367209060680_14195" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Quand les policiers c&egrave;dent la place aux espions, on doit s&rsquo;attendre &agrave; une s&eacute;rie de morts. Qu&rsquo;ils prennent Imbert pour un agent de l&rsquo;Est est absurde. Mais il pourra passer entre les gouttes (de sang ?) puisque le vrai espion demande qu&rsquo;on l&rsquo;&eacute;pargne. Il ira jusqu&rsquo;&agrave; Saint-Paul-de-Vence, presque nu, pour tenter de comprendre&hellip;</span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Chester Himes : Une affaire de viol (1963)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/chester-himes-une-affaire-de-viol-1963</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/chester-himes-une-affaire-de-viol-1963</guid>
            <pubDate>Sat, 27 Apr 2013 08:33:49 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201304/ob_e8ae8adacddfb660a653e423cb75c3d0_himes-1963.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201304/ob_e8ae8adacddfb660a653e423cb75c3d0_himes-1963.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367044409093_15717" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Paris, 1956. Mrs Hancock, 40 ans, mourut dans une chambre d&rsquo;h&ocirc;tel o&ugrave; elle se trouvait avec quatre Noirs. Il fut &eacute;tabli qu&rsquo;elle avait eu des relations sexuelles dans les heures pr&eacute;c&eacute;dant sa mort. Cause du d&eacute;c&egrave;s&nbsp;: elle avait bu du sherry contenant une drogue aphrodisiaque. Au proc&egrave;s, l&rsquo;accusation n&rsquo;eut aucun mal &agrave; convaincre les jur&eacute;s blancs de la culpabilit&eacute; des quatre Noirs. On supposa une suite de viols, suivis du meurtre. Pourtant, la d&eacute;fense souligna que la victime connaissait parfaitement Scott Hamilton (le principal accus&eacute;) puisqu&rsquo;ils avaient v&eacute;cu ensemble &agrave; une &eacute;poque.</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Ami d&rsquo;Hamilton, l&rsquo;&eacute;crivain Noir am&eacute;ricain Roger Garrison tenta de faire la lumi&egrave;re sur cette affaire. En effet, il trouva des &eacute;l&eacute;ments biographiques importants sur les accus&eacute;s. Mais il n&rsquo;approcha jamais vraiment la r&eacute;alit&eacute; de cette histoire. Il s&rsquo;int&eacute;ressa trop peu &agrave; la victime, et resta sur le plan id&eacute;ologique &ndash; avec quelques pr&eacute;jug&eacute;s. Personne ne s&rsquo;interrogea sur le r&ocirc;le de Brissaud, ex-mari de la d&eacute;funte. Il &eacute;tait responsable de la fragilit&eacute; physique et nerveuse de Mrs Hancock ce jour-l&agrave;. Ted, un des Noirs, avait des raisons complexes pour la faire boire. En fait, personne ne voulait r&eacute;ellement &eacute;tablir toute la v&eacute;rit&eacute; dans ce dossier&hellip;</span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367044409093_15738" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span id="yui_3_5_0_1_1367044409093_15737" style="color: rgb(0, 0, 0);"><span id="yui_3_5_0_1_1367044409093_15736" style="font-size: 14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367044409093_15735" style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1367044409093_15734" lang="fr-FR"><span id="yui_3_5_0_1_1367044409093_15733" style="font-style: normal;">Chester Himes est avant tout connu des amateurs de polars pour sa s&eacute;rie Ed Cercueil et Fossoyeur Jones, neuf romans noirs d&#39;une amoralit&eacute; d&eacute;licieuse. Il faudrait aussi se souvenir de cet ouvrage assez diff&eacute;rent, &quot;Une affaire de viol&quot;, publi&eacute; en 1963 aux &Eacute;ditions Les Yeux ouverts (traduction d&#39;Andr&eacute; Mathieu). Ce livre fut r&eacute;&eacute;dit&eacute; plus tard dans une nouvelle traduction sous le titre &quot;Affaire de viol&quot; aux &Eacute;ditions Des Autres, 1978, puis reprit son titre &quot;Une affaire de viol&quot;, aux Andr&eacute; Dimanche collection Rive noire, en 1999.</span></span></span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1367044409093_15654" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span id="yui_3_5_0_1_1367044409093_15726" style="color: rgb(0, 0, 0);"><span id="yui_3_5_0_1_1367044409093_15725" style="font-size: 14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367044409093_15724" style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Sans doute est-il inutile de vanter les &eacute;videntes qualit&eacute;s de ce plaidoyer contre le racisme, qui &eacute;vite le pi&egrave;ge de la d&eacute;monstration caricaturale. Ce grand &eacute;crivain que fut Chester Himes fait preuve ici d&rsquo;une remarquable subtilit&eacute;, dans un texte captivant du d&eacute;but &agrave; la fin. Si l&rsquo;on conna&icirc;t bien les autres romans de l&rsquo;auteur, il faut &eacute;galement d&eacute;couvrir cet excellent titre !</span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Margot D.Marguerite : Pliera bien qui pliera le dernier (Éditions Baleine, 2013) Le Poulpe]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/margot-d.marguerite-pliera-bien-qui-pliera-le-dernier-%C3%89ditions-baleine-2013-le-poulpe</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/margot-d.marguerite-pliera-bien-qui-pliera-le-dernier-%C3%89ditions-baleine-2013-le-poulpe</guid>
            <pubDate>Fri, 26 Apr 2013 08:35:23 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-images ob-default"><div class="ob-row-1-col"><a href="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201304/ob_362fbf52dd2cf5bcbeb564dd7a4272a5_13-marguerite.jpg" class="ob-link-img"><img src="http://img.over-blog-kiwi.com/0/56/19/02/201304/ob_362fbf52dd2cf5bcbeb564dd7a4272a5_13-marguerite.jpg" alt="" class="ob-cell ob-img ob-media" /></a></div></div>            <div class="ob-section ob-section-html"><p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Est-il possible que certains lecteurs ne connaissent pas encore Gabriel Lecouvreur, que l&#39;on surnomme Le Poulpe ? Voil&agrave; pourtant environ dix-huit ans que des dizaines de ses amis nous racontent ponctuellement ses aventures. Le Poulpe est un personnage libre, curieux, contemporain. N&eacute; le 22 mars 1960, Gabriel est donc aujourd&#39;hui quinquag&eacute;naire. C&#39;est quelqu&#39;un qui va fouiller, &agrave; son compte, dans les d&eacute;sordres et les failles apparents du quotidien. Ses investigations se basent g&eacute;n&eacute;ralement sur des petits faits divers qui expriment la maladie de notre monde. Ce n&#39;est ni un vengeur, ni le repr&eacute;sentant d&#39;une loi ou d&#39;une morale, c&#39;est un enqu&ecirc;teur un peu plus libertaire que d&#39;habitude, c&#39;est surtout un t&eacute;moin. Ses relations avec sa compagne coiffeuse, la blonde Ch&eacute;ryl, passent par des hauts et des bas. Gabriel tra&icirc;ne souvent au bar-restaurant parisien de Maria et G&eacute;rard, le Pied de Porc &agrave; la Sainte-Scolasse. C&#39;est l&agrave; que d&eacute;bute ses nouvelles tribulations. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Deux mois apr&egrave;s leur rencontre, Gabriel apprend par le journal que Valeria Valochero vient de mourir, d&#39;une fa&ccedil;on plut&ocirc;t suspecte pour un suppos&eacute; suicide. Cette contorsionniste a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e noy&eacute;e dans un aquarium de quarante sur soixante centim&egrave;tres. Le Poulpe &eacute;tait venu en aide &agrave; la belle Valeria, de passage &agrave; Paris. Le trap&eacute;ziste Gino la harcelait avec brutalit&eacute;, quand Gabriel intervint pour calmer le butor, avant de lui piquer sa grosse Mercedes. Valeria accepta volontiers d&#39;&ecirc;tre r&eacute;confort&eacute;e chez lui par le Poulpe. Celui-ci se montra brillant lors de la nuit d&#39;amour ardente, gymnique, torride, qui s&#39;ensuivit. Au matin, la belle Valeria quitta Paris, regagnant dans le Lot le cirque qui l&#39;employait. La nouvelle de sa mort cause un tel choc &agrave; Gabriel, d&eacute;j&agrave; d&eacute;pressif, qu&#39;on doit l&#39;hospitaliser. Il ne tient pas &agrave; s&#39;&eacute;terniser en ces lieux. Il fait un d&eacute;tour indispensable par chez son vieil ami Pedro, qui lui fournit comme toujours une arme et de vrais-faux papiers d&#39;identit&eacute;.</span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Arriv&eacute; &agrave; Figeac, mis &agrave; part un m&ocirc;me, personne ne semble capable de le renseigner sur le cirque Tsointsoin. Il faut dire que c&#39;est &agrave; Chafouille-Moiletillac, que le cirque stationne en ce moment. Le Quercy est une charmante r&eacute;gion, mais un pur parigot comme Gabriel a de fortes chances de s&#39;y paumer plut&ocirc;t vingt fois qu&#39;une. &Eacute;gar&eacute; dans la cambrousse, il finit par &ecirc;tre sauv&eacute; par le GPS de G&eacute;rard, qui le guide jusqu&#39;au cirque. </span></span></span></p>

<p class="western" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">M.Tagada, le directeur, accueille aimablement le Poulpe, qui se pr&eacute;sente comme un &eacute;minent journaliste. Il ne cache pas &agrave; Gabriel que Valeria avait des amants, du genre voyous friqu&eacute;s poss&eacute;dant de grosses bagnoles. Dans la caravane de la contorsionniste, Gabriel est impressionn&eacute; par la petite taille de l&#39;aquarium fatal. Profitant que M.Tagada se montre coop&eacute;ratif, Gabriel s&#39;installe au sein du cirque Tsointsoin. Parmi les trente personnages h&eacute;t&eacute;roclites qui l&#39;entourent, pas de suspects flagrants. &Agrave; part peut-&ecirc;tre le cuistot Riton. Et aussi ce rouquin qu&#39;il rep&egrave;re, Zano le fakir. &Agrave; force de se faire cogner, Gabriel comprend que ce petit monde du cirque lui cache bien des choses. Outre des meurtres mal &eacute;lucid&eacute;s, il serait bien inspir&eacute; de s&#39;int&eacute;resser aux traficotages d&#39;un certain P&eacute;p&eacute; la Sardine...</span></span></span></p>

<p class="western" id="yui_3_5_0_1_1366956652343_34079" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Apr&egrave;s avoir publi&eacute; aux &eacute;ditions Baleine &ldquo;Lola, reine des barbares&rdquo;, Margot D.Marguerite nous offre une tr&egrave;s souriante aventure poulpesque. Racont&eacute;e par Gabriel en personne, l&#39;histoire est d&#39;autant plus vivante et enjou&eacute;e. Ses p&eacute;r&eacute;grinations lotoises ne manquent pas de myst&egrave;re, de protagonistes &eacute;nigmatiques, ni surtout de rebondissements. Il suffit de suivre notre h&eacute;ros (et de ne pas le perdre de vue, il insiste l&agrave;-dessus), pour savourer cette intrigue hyper mouvement&eacute;e. Puisque c&#39;est litt&eacute;ralement &ldquo;le cirque&rdquo;, l&#39;auteur ne craint pas d&#39;en rajouter, semblant beaucoup s&#39;amuser. C&#39;est ainsi qu&#39;il exprime sa propre tonalit&eacute;, vraiment s&eacute;duisante. Pr&eacute;cisons que les admirateurs du Poulpe retrouveront, au passage, tous les &eacute;l&eacute;ments de la &ldquo;bible&rdquo; initiale. Un suspense extr&ecirc;mement distrayant, un roman qui se lit pour le plaisir.</span></span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Tout est nouveau chez ABC POLAR]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/tout-est-nouveau-chez-abc-polar</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/tout-est-nouveau-chez-abc-polar</guid>
            <pubDate>Thu, 25 Apr 2013 17:41:13 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_5_0_1_1366903640386_13992" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><strong><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Bienvenue chez ABC POLAR ! </span></span></span></strong></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366903640386_14005" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);"><span style="font-size: 14px;"><span style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;">Apr&egrave;s un lifting printanier, voici le nouveau visage d&#39;ABC POLAR. C&#39;est d&#39;une op&eacute;ration de chirurgie esth&eacute;tique int&eacute;grale qu&#39;il s&#39;agit. Ainsi, il devrait &ecirc;tre plus facile de retrouver les auteurs que vous recherchez. Soit en cliquant sur les tags de l&#39;en-t&ecirc;te (auteurs A, B, C, D...). Soit en faisant d&eacute;filer la page, les articles (couvertures et d&eacute;but des chroniques) s&#39;affichant successivement. Soit en consultant les archives par ann&eacute;es. </span></span></span></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366903640386_13891" style="text-align: justify; margin-bottom: 0cm;"><span id="yui_3_5_0_1_1366903640386_13972" style="font-size: 14px;"><span id="yui_3_5_0_1_1366903640386_13971" style="font-family: tahoma,geneva,sans-serif;"><span style="color: rgb(0, 0, 0);">Profitez de ces modifications pour vous abonner, afin d&#39;&ecirc;tre inform&eacute;s de toutes les nouvelles chroniques (voir lien dans l&#39;en-t&ecirc;te). Pour me contacter, il reste pr&eacute;f&eacute;rable d&#39;adresser vos messages via Action-Suspense, mon blog principal</span><span id="yui_3_5_0_1_1366903640386_14295" style="color: rgb(0, 0, 0);">. Bonne promenade devant les vitrines d&#39;ABC POLAR, et encore merci de votre fid&eacute;lit&eacute;.</span></span></span></p>
</div>
            <div class="ob-section ob-section-link"><div class="ob-ctn"><p class="ob-title"><a href="http://action-suspense.over-blog.com" class="ob-link" target="_blank">Le blog de Claude LE NOCHER</a></p><p class="ob-snippet"></p><p class="ob-url"><a class="ob-link" href="http://action-suspense.over-blog.com" target="_blank">http://action-suspense.over-blog.com</a></p></div></div>    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Claude LE NOCHER]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Emmanuelle Petit : Mobile inconnu (Éd.Jeanne Courtois, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/article-emmanuelle-petit-mobile-inconnu-ed-jeann-117303455.html</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/article-emmanuelle-petit-mobile-inconnu-ed-jeann-117303455.html</guid>
            <pubDate>Tue, 23 Apr 2013 06:39:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></p>

<p align="justify" class="western" id="yui_3_5_0_1_1366956652343_41899"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_41898" style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_41897" style="font-size: 10pt;"><img alt="13-PETIT" class="DrteTexte" height="300" src="http://img.over-blog.com/190x300/3/94/14/71/2013A/13-PETIT.jpg" width="190" /></span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Dans la r&eacute;gion grenobloise, deux voitures se sont percut&eacute;es sur une route de montagne, en pleine nuit, causant un grave accident. Dans l&#39;un des v&eacute;hicules, se trouvait le docteur David Frelon. Il n&#39;est pas le plus atteint, mais observe d&egrave;s son hospitalisation un mutisme anormal. C&#39;est qu&#39;il pense autant &agrave; son &eacute;pouse Christelle et &agrave; leur jeune fils Oscar, qu&#39;&agrave; sa passag&egrave;re. On tardera &agrave; identifier celle-ci, probablement la plus s&eacute;rieusement bless&eacute;e lors de l&#39;accident. La voiture d&#39;en face transportait quatre passagers, tous &acirc;g&eacute;s d&#39;une vingtaine d&#39;ann&eacute;es. La conductrice, qui tenait le volant avec une grande nervosit&eacute;, c&#39;&eacute;tait Suzanne. Elle est &eacute;tudiante en cinqui&egrave;me ann&eacute;e de m&eacute;decine. Tout comme l&#39;une des passag&egrave;res, son amie et voisine Lena. Suzanne et elle ont connu des exp&eacute;riences similaires dans les services hospitaliers. Des jeunes femmes au caract&egrave;re volontaire.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&Agrave; l&#39;insu de ses proches, Lena partage la vie de Charline. La m&egrave;re de Lena, Catherine Delatour, ayant toujours cherch&eacute; &agrave; s&#39;embourgeoiser, d&eacute;pressive depuis son divorce, n&#39;aurait certainement pas compris le choix de sa fille. L&#39;autre femme se trouvant dans le v&eacute;hicule, c&#39;est bien Charline. Elle n&#39;a sans doute pas eu le temps de prendre son sac &agrave; mains avec ses papiers, avant de les accompagner. Le dernier des quatre est un m&eacute;tis nomm&eacute; Victor Cardineau. Journaliste d&eacute;butant, fils d&#39;un coop&eacute;rant au Niger ayant &eacute;pous&eacute; une femme trop trop d&eacute;c&eacute;d&eacute;e, il s&#39;int&eacute;resse &agrave; des dossiers sensibles. La prostitution chez les &eacute;tudiantes, ou les victimes de la</span></span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">drogue du viol</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&rdquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">, ce sont des sujet pour lesquels on ne manque pas de t&eacute;moignages anonymes, mais tr&egrave;s peu de plaintes sont d&eacute;pos&eacute;es. D&egrave;s leur premi&egrave;re rencontre, Suzanne fut sensible au charme de Victor. Tandis que sa petite s&oelig;ur Rose, &eacute;tudiante en premi&egrave;re ann&eacute;e de m&eacute;decine, semblait avoir aussi trouv&eacute; l&#39;amour.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Si la police est appel&eacute;e sur les lieux de l&#39;accident, c&#39;est qu&#39;il existe un probl&egrave;me. Un coup de feu a &eacute;t&eacute; tir&eacute;, causant probablement le choc entre les deux v&eacute;hicules. La capitaine de police Sally Babe et son adjoint quinquag&eacute;naire &Eacute;douard Breloque vont enqu&ecirc;te, autant sur les lieux de l&#39;accident, qu&#39;&agrave; l&#39;h&ocirc;pital. Les exemplaires parents de Suzanne et de Rose ne mesurent pas plus la situation que les autres, arriv&eacute;s tour &agrave; tour. La balistique permet une &eacute;tonnante r&eacute;v&eacute;lation: l&#39;arme (d&eacute;clar&eacute;e) qui a tir&eacute; appartient &agrave; Jacques Letellier, l&#39;oncle de Suzanne. Ni lui (ignorant que le revolver avait disparu), ni son &eacute;pouse, ne peuvent &ecirc;tre suspect&eacute;s de s&#39;&ecirc;tre trouv&eacute; sur la route de l&#39;accident. Avant d&#39;aller plus mal, Victor essaie de donner un indice &agrave; la polici&egrave;re.</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Sally s&#39;&eacute;vertue &agrave; donner un sens aux paroles de Victor. La pr&eacute;sence des deux voitures sur la m&ecirc;me route n&#39;&eacute;tait, par cons&eacute;quent, pas une co&iuml;ncidence. Mais qui avait des raisons de tirer sur l&#39;Alfa ? Et pourquoi ?</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&rdquo; C&#39;est dans les ordinateurs, dont celui de Victor, que r&eacute;sident quelques &eacute;l&eacute;ments de r&eacute;ponses...</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Une douteuse collision nocturne sur une route d&eacute;serte, entra&icirc;nant des investigations de la police. N&#39;en d&eacute;duisons surtout pas qu&#39;il s&#39;agit d&#39;un classique</span></span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">roman d&#39;enqu&ecirc;te</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&rdquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">. Bien s&ucirc;r, Sally Babe est flic, mais le fil conducteur de l&#39;histoire, ce n&#39;est pas elle. Tout se passe ici lors d&#39;une seule nuit d&#39;attente aux urgences. Avec une multiplication des flash-back, afin de nous pr&eacute;senter personnages et situations. Car ce sont effectivement les &eacute;tudiantes en m&eacute;decine et leurs proches qui sont au centre de l&#39;intrigue. Nous voici donc plong&eacute;s dans un parfait exemple de suspense psychologique, avec ses &eacute;nigmatiques questions.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Le risque d&#39;un tel roman, c&#39;est le surnombre de personnages. Six victimes gravement ou moins bless&eacute;es, les familles et parents de celles-ci, plus des t&eacute;moins dans le dossier sur lequel Victor devait &eacute;crire un article, on pourrait s&#39;y perdre. Le talent de l&#39;auteure r&eacute;side en partie dans les portraits. Certains sont dessin&eacute;s peu &agrave; peu, sugg&eacute;r&eacute;s comme pour les parents de Suzanne, pr&eacute;cis&eacute;s tel le cas du p&egrave;re de Victor ou de la m&egrave;re de Lena. C&#39;est un myst&egrave;re entour&eacute; d&#39;un brouillard qui s&#39;estompe progressivement, que nous a concoct&eacute; Emmanuelle Petit. Certes, d&eacute;j&agrave; des signes fantomatiques se distinguent peut-&ecirc;tre, laissant penser qu&#39;on a compris. Pourtant, on suit les d&eacute;tails de l&#39;intrigue jusqu&#39;au d&eacute;nouement. C&#39;est la preuve qu&#39;on a besoin de faire le tour complet de la situation. Un polar r&eacute;ellement captivant, h&eacute;ritier de la meilleure tradition du genre.</span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[CLN]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Jean-Claude Le Chevère : Rouge ballast (Éd.des Ragosses, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/article-jean-claude-le-chevere-rouge-ballast-ed-117303441.html</link>
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            <pubDate>Tue, 23 Apr 2013 06:37:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></p>

<p align="justify" class="western" id="yui_3_5_0_1_1366956652343_49033"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_49032" style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_49031" style="font-size: 10pt;"><img alt="13-LE CHEVERE" class="GcheTexte" height="300" src="http://img.over-blog.com/197x300/3/94/14/71/2013A/13-LE_CHEVERE.jpg" width="197" /></span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">On est l&agrave; dans un village rural, une commune de la campagne profonde. Les seuls emplois qui restent, on ne les trouvent qu&#39;&agrave; l&#39;abattoir.</span></span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Selon la direction des vents, certains jours &ccedil;a pue le sang jusqu&#39;ici. Le sang des b&ecirc;tes. &Agrave; vomir.</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&rdquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Si Barrois</span></span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">─</span></span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">le propri&eacute;taire qui vient d&#39;obtenir la L&eacute;gion d&#39;Honneur</span></span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&minus;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">fermait l&#39;abattoir, il n&#39;y aurait plus gu&egrave;re d&#39;activit&eacute; dans le secteur. Gaby, coll&eacute;gienne de 3</span></span><sup><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">e</span></span></sup><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">, habite l&#39;ancienne ferme de ses grands-parents, avec sa famille. Plut&ocirc;t que d&#39;utiliser son vrai pr&eacute;nom, Gabrielle, elle pr&eacute;f&egrave;re qu&#39;on l&#39;appelle Gaby. Comme dans la chanson d&#39;Alain Bashung. Sa m&egrave;re est d&eacute;c&eacute;d&eacute;e depuis quelques ann&eacute;es. Son p&egrave;re Bruno est employ&eacute; &agrave; l&#39;abattoir, de m&ecirc;me que sa nouvelle compagne plus jeune que lui, Louise.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">C&#39;est Gaby qui est charg&eacute;e de veiller sur ses deux fr&egrave;res, encore &agrave; l&#39;&eacute;cole primaire. Djezon ne va pas tarder &agrave; avoir pour ambition de devenir footballeur. De ceux qui, bien que peu &eacute;duqu&eacute;s, gagnent des fortunes. Le petit Jir&egrave;s, lui, ne parle quasiment pas. Gaby le sent intelligent, mais il semble faire un blocage inexplicable. Les trois enfants ont bien une grand-m&egrave;re paternelle. Devenue citadine, elle ne passe pas souvent les voir. Sauf pour traiter son fils Bruno d&#39;incapable, et pour montrer combien elle d&eacute;teste Louise. Ce n&#39;est pas une tendre, leur mamie. Il est vrai que le p&egrave;re de Gaby rate rarement son &eacute;tape quotidienne au Bar du Stop, d&#39;o&ugrave; il rentre souvent ivre. Quant &agrave; Louise, son principal loisir consiste &agrave; se vernir les ongles de pieds et de mains dans la cour de l&#39;ancienne ferme.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Au coll&egrave;ge, Gaby a un petit ami non d&eacute;clar&eacute;, Frank. Elle l&#39;appelle de son v&eacute;ritable pr&eacute;nom, Djamel, car cet enfant adopt&eacute; est Kabyle d&#39;origine. Son p&egrave;re est flic, mais ne parle jamais de son m&eacute;tier en famille. Pour obtenir des infos, g&eacute;n&eacute;ralement assez s&ucirc;res, Gaby &eacute;coute parfois les rumeurs colport&eacute;es par les s&oelig;urs Delbourg. Sans &ecirc;tre vraiment copine avec ces jumelles trop fouineuses. Contrairement &agrave; beaucoup de gens du coin, Gaby ne rejette pas le vieux Bob. L&#39;ancien rebouteux magn&eacute;tiseur a d&eacute;sormais l&#39;air d&#39;un vagabond loqueteux, c&#39;est s&ucirc;r. Il est vaguement inqui&eacute;tant, ce bonhomme qui tra&icirc;ne ses journ&eacute;es le long de la voie ferr&eacute;e. Ni Gaby, ni l&#39;intuitif Jir&egrave;s, ne le consid&egrave;rent comme dangereux.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Dans la r&eacute;gion, l&#39;expression</span></span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Prendre le train</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&rdquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">trouve un sens tr&egrave;s particulier. Depuis des ann&eacute;es, plusieurs femmes se sont jet&eacute;es du pont de chemin de fer, pour en finir. Dans un contexte aussi morne, &ccedil;a ne surprend personne. La derni&egrave;re en date, c&#39;est Mathilde. Un suicide suppl&eacute;mentaire ? Son cas s&#39;av&egrave;re pourtant un peu plus &eacute;nigmatique. On pourrait soup&ccedil;onner Vincent, le cuisinier du coll&egrave;ge, de l&#39;avoir supprim&eacute;e. Tandis que menaces et rumeurs excitent la population, il y a plusieurs personnes que Gaby peut suspecter...</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Certains romans n&eacute;cessitent quelques centaines de pages pour raconter une histoire. D&#39;autres, pas moins intenses, n&#39;ont besoin que d&#39;un format plus resserr&eacute;, atteignant &agrave; peine les cent pages. Pourtant, cette concision n&#39;est nullement un d&eacute;faut. Ils r&eacute;jouissent tout autant leurs lecteurs. C&#39;est le cas de ce</span></span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Rouge ballast</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&rdquo;. Il s&#39;agit d&#39;authentique roman noir, puisque bas&eacute; sur une r&eacute;alit&eacute; sociale et une quotidiennet&eacute; ordinaire. Qui appara&icirc;t en filigrane, sans doute, car l&#39;auteur &eacute;vite d&#39;imposer une ambiance trop lourde.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">N&eacute;anmoins, la modeste population locale est bel et bien &ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">prisonni&egrave;re</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&rdquo; de cette contr&eacute;e d&eacute;senchant&eacute;e. O&ugrave; bistrot et foot restent des &eacute;chappatoires. O&ugrave; il vaut mieux s&#39;appeler Frank que Djamel. O&ugrave; atteindre le Brevet des Coll&egrave;ges est le top des &eacute;tudes. O&ugrave; des &ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">familles recompos&eacute;es</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&rdquo; aussi peu brillantes que celle de Gaby existent probablement. Ne fermons pas les yeux sur ces univers, qui n&#39;appartiennent pas qu&#39;au pass&eacute;. Si la tonalit&eacute; ne s&#39;av&egrave;re pas si sombre, c&#39;est que ce r&eacute;cit est &eacute;clair&eacute; par la coll&eacute;gienne. Tel un t&eacute;moin ext&eacute;rieur face au monde des adultes. Ceux-ci devraient prendre exemple sur le petit Jir&egrave;s, qui ne parle qu&#39;&agrave; bon escient. Format court, pour un noir suspense de grande qualit&eacute;.</span></span></p>
</div>
    ]]></description>
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                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Nicolas Jaillet : La maison (Éd.Rue du Départ, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/article-nicolas-jaillet-la-maison-ed-rue-du-depa-117214566.html</link>
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            <pubDate>Fri, 19 Apr 2013 11:20:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p align="justify" class="western">&nbsp;</p>

<p align="justify" class="western" id="yui_3_5_0_1_1366956652343_54904"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_54903" style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_54902" style="font-size: 10pt;"><img alt="13-JAILLET" class="DrteTexte" height="300" src="http://img.over-blog.com/183x300/3/94/14/71/2013A/13-JAILLET.jpg" width="183" /></span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Il y avait Martine la m&egrave;re, Jean le p&egrave;re, et leur fils. Aujourd&#39;hui, ce dernier raconte ce dont il se souvient. Pour compl&eacute;ter, car il n&#39;a pas &eacute;t&eacute; t&eacute;moin de tout, il imagine ce qui a pu se passer. Une famille d&eacute;bute par un mariage, naturellement. M&ecirc;me si</span></span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">le plus beau jour de leur vie</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&rdquo; reste un mythe. Une image de bonheur, qui ne correspond gu&egrave;re aux noces de Martine et Jean. Lui &eacute;tait ivre et querelleur. Elle, enceinte de deux mois, se montrait d&eacute;j&agrave; fataliste. Elle n&#39;avait nul besoin du r&eacute;confort de son amie Gis&egrave;le, ni d&#39;autres personnes pr&eacute;sentes. Martine &eacute;pousait Jean sans amour, loin de toute passion. Un beau-p&egrave;re malade qui d&eacute;c&eacute;derait bient&ocirc;t, une belle-m&egrave;re attentive mais sans chaleur. Martine commence sa vie d&#39;infirmi&egrave;re, tandis que Jean sera professeur d&#39;EPS. D&egrave;s l&#39;&acirc;ge de sept ou huit ans, leur fils se met &agrave; observer ses parents. Peut-&ecirc;tre les sent-ils mal assortis.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">La famille s&#39;installe dans leur nouvelle maison, &agrave; Dombr&eacute;sy. Ce qui change peu de choses pour le fils. La m&egrave;re va y cr&eacute;er sa pi&egrave;ce, une sorte de d&eacute;barras : &ldquo;Martine avait entrepos&eacute; les objets que les autres jugeaient inutiles dans une sorte de cagibi... Cette pi&egrave;ce &eacute;tait rang&eacute;e avec soin. Martine &eacute;tait la seule &agrave; y entrer. Elle n&#39;y restait jamais longtemps. Elle rangeait. Mon p&egrave;re disait qu&#39;elle trifouillait. Quand une assiette &eacute;tait &eacute;br&eacute;ch&eacute;e, ma m&egrave;re refusait de la jeter. Elle l&#39;emmenait dans son cagibi...&rdquo; Entre son m&eacute;tier et cette nouvelle maison, rien n&#39;est venu am&eacute;liorer l&#39;humeur de Jean. &Agrave; part pendant les vacances, il est irritable, perp&eacute;tuellement insatisfait. Un homme &agrave; vif, habit&eacute; par une souffrance complexe que son fils ne peut mesurer correctement. Au sein du couple, la tension monte. Martine s&#39;affiche sto&iuml;que, &agrave; moins que ce ne soit de l&#39;indiff&eacute;rence.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Leur vie de famille autant que leur maison, tout cela ressemble &agrave; une cage. Une cellule de prison, o&ugrave; ceux qui y sont enferm&eacute;s se c&ocirc;toient sans exprimer d&#39;affinit&eacute;s. La nervosit&eacute; du p&egrave;re, les secrets de la m&egrave;re, l&#39;insouciance relative du fils, on serait en droit de penser que &ccedil;a constituait un &eacute;quilibre. Un fragile statu-quo, tel qu&#39;en vivent beaucoup de gens. Mais la situation a sourdement bascul&eacute;. En t&eacute;moigne cet album-photo perso que Martine cache &agrave; ses proches. Et quelques autres discr&egrave;tes initiatives qu&#39;elle a prises, avant l&#39;arriv&eacute;e d&#39;un courrier qui pr&eacute;cipitera la suite...</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Concernant Nicolas Jaillet et ses romans, une formule vient &agrave; l&#39;esprit : &ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Il ne faut pas se fier aux apparences</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&rdquo;. L&#39;auteur s&#39;affiche volontiers dilettante, ne semblant trop rien prendre au s&eacute;rieux. D&#39;ailleurs, apr&egrave;s deux titres chez Apr&egrave;s La Lune, c&#39;est un petit &eacute;diteur qui publie son nouveau livre. Certes, ses romans-jeunesse &ldquo;Intruse&rdquo; et &ldquo;Clandestine&rdquo; sortirent chez Hachette. Et son excellent &ldquo;Sansalina&rdquo; a &eacute;t&eacute; r&eacute;&eacute;dit&eacute; en Folio Policier.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Pourtant, il continue &agrave; suivre les chemins buissonniers de l&#39;&eacute;dition, fl&acirc;nant sans jamais se tracasser de ces questions. Ni des formats, puisque &ldquo;La maison&rdquo; est un roman court. Ni des sujets, cette histoire nous pr&eacute;sentant une famille si ordinaire qu&#39;elle frise la banalit&eacute;. Derri&egrave;re ces trompeuses apparences, Nicolas Jaillet est un perfectionniste. Au fil de la lecture, on s&#39;aper&ccedil;oit que son texte est cisel&eacute;, peaufin&eacute; dans les moindres d&eacute;tails. Telle anecdote ins&eacute;r&eacute;e dans le r&eacute;cit para&icirc;t inutile, voire superficielle ? Tel sentiment exprim&eacute; ou refoul&eacute; n&#39;a gu&egrave;re d&#39;int&eacute;r&ecirc;t ? Le quotidien se d&eacute;crit ici de mani&egrave;re &eacute;pur&eacute;e. Tout cela ne sert pas seulement &agrave; dessiner le portrait de ces personnages, soyons-en s&ucirc;rs. Car, ainsi que le sugg&egrave;re Marcus Malte dans la pr&eacute;face, c&#39;est une construction parfaitement mise en place qu&#39;a voulu l&#39;auteur. Nul besoin de rajouter des ornements, ou des pages suppl&eacute;mentaires. Rien de bancal, aucun colmatage approximatif, pas de vice cach&eacute;. Le r&eacute;sultat est &ldquo;de la belle ouvrage&rdquo;. Jaillet est un auteur plein de talent, lisez-le.</span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[CLN]]></dc:creator>
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                  <item>
            <title><![CDATA[Natsuo Kirino : L'île de Tôkyô (Éd.Seuil, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/article-natsuo-kirino-l-ile-de-tokyo-ed-seuil-20-117214526.html</link>
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            <pubDate>Fri, 19 Apr 2013 11:18:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></p>

<p align="justify" class="western" id="yui_3_5_0_1_1366956652343_60694"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_60693" style="font-size: 10pt;"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_60692" style="font-family: Verdana, sans-serif;"><img alt="13-KIRINO" class="GcheTexte" height="300" src="http://img.over-blog.com/198x300/3/94/14/71/2013A/13-KIRINO.jpg" width="198" /></span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">C&#39;est une &icirc;le perdue quelque part au large des Philippines. Elle est inhabit&eacute;e, jusqu&#39;au jour o&ugrave; Kiyoko et son mari Takashi y font naufrage. Plus tard, une vingtaine de jeunes Japonais vont y &eacute;chouer &agrave; leur tour. S&#39;ils envient le couple, qui a pu sauver des v&ecirc;tements et autres biens mat&eacute;riels, les nouveaux venus s&#39;organisent bient&ocirc;t en hameaux. &Agrave; part Watanab&eacute;, qui s&#39;isole du c&ocirc;t&eacute; de la principale plage de l&#39;&icirc;le. Tous ont baptis&eacute; ces lieux</span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;">&ldquo;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">l&#39;&icirc;le de T&ocirc;ky&ocirc;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">&rdquo;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">, adoptant un mode de vie mollasson. L&#39;arriv&eacute;e de onze Chinois naufrag&eacute;s ne perturbe pas longtemps les Japonais. Solidaires, s&#39;installant dans un village qu&#39;ils nomment Hongkong, les Chinois s&#39;activent plus s&eacute;rieusement. Ils font des &eacute;changes avec les Japonais, mais ne tissent de liens qu&#39;avec Watanab&eacute;. Si les bidons sur la plage peuvent &ecirc;tre radioactifs, ce dernier s&#39;en est fait une maison. Les Chinois exploitent eux aussi les ressources de l&#39;&icirc;le.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Au d&eacute;c&egrave;s de Takashi, tomb&eacute; du cap Sainara, Kiyoko est tr&egrave;s convoit&eacute;e en tant qu&#39;unique femme de l&#39;&icirc;le. &Acirc;g&eacute;e de quarante-six ans, elle reste s&eacute;duisante. Successivement, elle va &eacute;pouser le viril et violent Kasukab&eacute;, puis l&#39;imb&eacute;cile Noboru. Ces deux-l&agrave; aussi ne tarderont pas &agrave; p&eacute;rir au cap Sainara. Au sommet de son prestige, Kiyoko va trouver un quatri&egrave;me mari. Le tirage au sort d&eacute;signe GM, qui semble pouvoir devenir un bon &eacute;poux. Choqu&eacute; &agrave; la suite du naufrage, celui que Kiyoko a renomm&eacute; Yutaka est amn&eacute;sique. Les Chinois ont fa&ccedil;onn&eacute; les bidons de la plage, afin d&#39;en faire deux barques. S&#39;ils n&#39;ont pas l&#39;intention de s&#39;embarrasser de Watanab&eacute;, leur chef accepte que Kiyoko prenne la mer avec eux. Une exp&eacute;rience &eacute;prouvante pour la quadrag&eacute;naire. Ayant d&eacute;riv&eacute;, la barque des cinq rescap&eacute;s chinois et de Kiyoko revient aborder l&#39;&icirc;le de T&ocirc;ky&ocirc;, quelques semaines plus tard.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">Si Kiyoko pr&eacute;texte un enl&egrave;vement, des choses ont chang&eacute; ici. Ayant retrouv&eacute; la m&eacute;moire, Gunji Mori fait maintenant figure de meneur du groupe. En r&eacute;alit&eacute;, il simulait l&#39;amn&eacute;sie. Il a r&eacute;quisitionn&eacute; les biens de Kiyoko, dont la</span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;">&ldquo;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">maison</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">&rdquo;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">ressemble d&eacute;sormais &agrave; un d&eacute;potoir. Les Chinois ont disparu, cr&eacute;ant discr&egrave;tement un nouveau village. S&#39;il est toujours proscrit, Watanab&eacute; ne doute pas d&#39;avoir un jour sa revanche. L&#39;aura de Kiyoko a nettement baiss&eacute; aupr&egrave;s des Japonais. Toutefois, contre toute attente, elle d&eacute;couvre &ecirc;tre enceinte, affirmant que Gunji Mori est le p&egrave;re du futur b&eacute;b&eacute;. &Eacute;tat maternel qui lui donne une certaine part de sup&eacute;riorit&eacute;, &agrave; condition qu&#39;on ne la prenne pas &agrave; l&#39;avenir pour une m&egrave;re-pondeuse. C&#39;est Toshio, hant&eacute; par le fant&ocirc;me de sa d&eacute;funte s&oelig;ur, qui a incit&eacute; Gunji Mori a s&#39;afficher en meneur. Certes, l&#39;organisation est meilleure, mais les chances d&#39;&eacute;chapper &agrave; l&#39;&icirc;le de T&ocirc;ky&ocirc; restent quasiment inexistantes...</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">&Eacute;videmment, il ne s&#39;agit pas strictement d&#39;un polar. Un roman dans la lign&eacute;e de</span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;">&ldquo;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">Robinson Cruso&eacute;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">&rdquo;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">, c&#39;est vrai pour l&#39;id&eacute;e initiale. Avec Vendredi, le h&eacute;ros de Daniel Defoe resta bien seul sur son &icirc;le d&eacute;serte. Ici sont rapidement r&eacute;unis vingt-quatre Japonais, dont une femme, et onze Chinois. Tr&egrave;s t&ocirc;t, on &eacute;vacue l&#39;espoir d&#39;un improbable sauvetage ext&eacute;rieur. Deux groupes, le d&eacute;but d&#39;une petite soci&eacute;t&eacute;, qui se doit donc de g&eacute;rer la situation qui s&#39;est impos&eacute;e &agrave; elle. Voil&agrave; ce que Natsuo Kirino, auteure confirm&eacute;e et multi-r&eacute;compens&eacute;e, veut nous d&eacute;crire. Si la tonalit&eacute; est riche en nuances, l&#39;observation de cette &icirc;le n&#39;est pas d&eacute;nu&eacute;e d&#39;une cruaut&eacute; l&eacute;gitime. Avec un certain humour, quand m&ecirc;me.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">La m&ucirc;re Kiyoko est au centre du r&eacute;cit, s&#39;identifiant elle-m&ecirc;me &agrave; cette</span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;">&ldquo;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">&icirc;le m&egrave;re</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">&rdquo;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">qui les abrite, passant par diff&eacute;rents stades selon l&#39;&eacute;volution de leur histoire commune. On suit &eacute;galement les cas singuliers de Gunji Mori, Watanab&eacute;, Yang et d&#39;autres personnages majeurs. L&#39;adaptation et la cohabitation ne sont pas ais&eacute;es, dans cet &eacute;troit monde. On en &eacute;carte ceux qui le troubleraient trop, tel l&#39;excentrique Watanab&eacute; (qui apporte une belle fantaisie &agrave; l&#39;aventure) ou les hommes d&#39;un hameau devenus distillateurs d&#39;alcool. Chacun porte ses souvenirs autant que ses mensonges. Ambigu&iuml;t&eacute;s et rapports de force sont de rigueur. Ils n&#39;ont pas forc&eacute;ment conscience de se cr&eacute;er l&agrave; une vie nouvelle, alors que les rites et traditions perdurent. Au del&agrave; des p&eacute;rip&eacute;ties, l&#39;ambiance s&#39;av&egrave;re vite fascinante. Un roman de qualit&eacute; sup&eacute;rieure, &agrave; n&#39;en pas douter.</span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[CLN]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Michel Colas : Ça va barder (Fleuve Noir, 1955)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/article-michel-colas-ca-va-barder-fleuve-noir-19-117214480.html</link>
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            <pubDate>Fri, 19 Apr 2013 11:17:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><div id="yui_3_5_0_1_1366956652343_66651">
<div align="justify" class="western"><span style="font-family: mceinline;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">&nbsp;</span></span></span></div>

<div align="justify" class="western" id="yui_3_5_0_1_1366956652343_66650"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_66649" style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_66648" style="font-size: 10pt;"><img alt="13-COLAS-1955" class="DrteTexte" height="300" src="http://img.over-blog.com/190x300/3/94/14/71/2013A/13-COLAS-1955.jpg" width="190" /></span></span></div>

<div align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">L&#39;Am&eacute;ricain Johnny Jordan voulait devenir un grand journaliste. S&#39;il fut reporter de guerre, il resta quelques temps en Europe d&egrave;s 1945. Quelques traficotages de march&eacute; noir, puis divers m&eacute;tiers al&eacute;atoires lui permirent de subsister. Ensuite, Johnny tenta sa chance en Am&eacute;rique Centrale. &Agrave; Puerto-Negro, son comparse Alvarez et lui firent de la contrebande, avant de devoir arr&ecirc;ter. Johnny dut quitter Gina, sa s&eacute;duisante petite amie, afin de rentrer en Europe. Il ne s&#39;enrichit pas davantage, et finit par &eacute;chouer &agrave; Lisbonne. Il s&#39;arrange pour entrer en contact avec le gras armateur Moreno. L&#39;un de ses cargos, Le Mozambique, doit partir pour Puerto-Negro. Moreno propose une mission &agrave; Johnny, pour cinq mille dollars. Il n&eacute;gocie, obtenant le double. Il s&#39;agit de mettre fin &agrave; du piratage maritime. Deux navires de Moreno ont &eacute;t&eacute; attaqu&eacute;s, leur cargaison vol&eacute;e. Le mat&eacute;riel transport&eacute; par les cargos, ce sont certainement des armes. Johnny embarque sur Le Mozambique.</span></span></div>

<div align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Peu avant l&#39;arriv&eacute;e, agress&eacute; dans la cale du cargo, Johnny soup&ccedil;onne fort le commandant. Il ne d&eacute;voile pas sa mission &agrave; Sammy Kern, l&#39;agent de Moreno &agrave; Puerto-Negro. Johnny ne tarde pas &agrave; se r&eacute;-installer chez Alvarez, qui tient un bistrot avec sa femme Boubica. Celle-ci n&#39;est pas ravie du retour de Johnny. Bien inform&eacute;, Alvarez conseille &agrave; son ami de se m&eacute;fier des dangereux adversaires qu&#39;il devra affronter. Gina n&#39;habite &eacute;videmment plus ici. On peut la trouver au club Habaneira, dirig&eacute; par le nomm&eacute; Di&eacute;go. Les retrouvailles entre Johnny et Gina sont plus que mitig&eacute;es, la jeune femme restant distante. C&#39;est parce que, apr&egrave;s le d&eacute;part de son amant, elle a fini par &eacute;pouser Di&eacute;go. Ce dernier semble en affaires avec Sammy Kern, l&#39;agent de Moreno. Activit&eacute;s illicites, &agrave; n&#39;en pas douter. Apr&egrave;s une nouvelle rugueuse rencontre, le commandant du Mozambique et Johnny finissent par sympathiser. Il lui offre une piste possible, la crique du Moro.</span></span></div>

<div class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">C&#39;est dans cette anse que mouille le bateau de Lopez, ravitailleur de phares. Peut-&ecirc;tre bien le navire qui sert &agrave; attaquer les cargaisons de Moreno. Johnny secoue Sammy Kern, qui admet sa complicit&eacute; dans les trafics locaux. Au club Habaneira, face &agrave; Di&eacute;go, Johnny et Gina font semblant d&#39;&ecirc;tre &eacute;trangers. Lors d&#39;un d&eacute;tour par le miteux bordel Paradise, Johnny est impliqu&eacute; dans une bagarre contre des Marines. Peu apr&egrave;s, on retrouve Kern, tu&eacute; dans son bureau. Johnny risque des ennuis avec les flics. Heureusement, l&#39;inspecteur Da Silva n&#39;est pas trop born&eacute;. Entre-temps, Moreno est arriv&eacute; &agrave; Puerto-Negro. Johnny ira au bout de sa mission, avec l&#39;aide d&#39;Alvarez et de la belle Gina...</span></span></div>

<div align="justify" class="western"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">- &ldquo;</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">&Ccedil;a va barder</span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">&rdquo; est un film fran&ccedil;ais de John Berry sorti fin mars 1955. Rappelons que ce cin&eacute;aste (n&eacute; &agrave; New York en 1917, d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Paris en 1999) fut dans son pays une victime du maccarthysme. Inscrit sur la liste noire lui interdisant d&#39;exercer son m&eacute;tier, il s&#39;exila en France au d&eacute;but de la d&eacute;cennie 1950. Le h&eacute;ros se nomme ici Johnny Jordan, incarn&eacute; par Eddie Constantine. Ami de John Berry, celui-ci l&#39;avait suivi en France. Ensemble, ils ont tourn&eacute; aussi &ldquo;Je suis un sentimental&rdquo; (1955) et &ldquo;&Agrave; tout casser&rdquo; (1968, avec Johnny Hallyday). S&#39;il joua le r&ocirc;le de Lemmy Caution, le h&eacute;ros de Peter Cheney, le com&eacute;dien Eddie Constantine (1917-1993) fut en grande partie abonn&eacute; aux films de s&eacute;rie B. Il interpr&eacute;ta des aventuriers g&eacute;n&eacute;ralement bagarreurs, parfois agents officieux. Des films &agrave; prendre au second degr&eacute;, riches en p&eacute;rip&eacute;ties mouvement&eacute;es et en jolies partenaires pour Eddie Constantine. Il signa en 1955 dans la collection Un Myst&egrave;re le roman &ldquo;Votre d&eacute;vou&eacute; Blake&rdquo;, plus s&ucirc;rement &eacute;crit par un auteur-maison.</span></span></div>

<div align="justify" class="western"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">Il est entour&eacute; dans &ldquo;&Ccedil;a va barder&rdquo; de May Britt (Su&eacute;doise n&eacute;e en 1933, rep&eacute;r&eacute;e par le producteur Carlo Ponti, elle tourna surtout jusqu&#39;en 1960, et fut mari&eacute;e huit ans &agrave; Sammy Davis Jr), Monique Van Vooren, Ir&egrave;ne Galter, Roger Saget, Jean Danet, Cl&eacute;ment Harari, Lyla Rocco, &Eacute;velyne Rey. Jess Hahn ou Pierre Brice &eacute;tant des com&eacute;diens h&eacute;las oubli&eacute;s, tout juste rel&egrave;ve-t-on le nom de Jean Carmet (dans le r&ocirc;le d&#39;Alvarez, le meilleur copain de Johnny Jordan). Sur une histoire de John Berry et Henri-Fran&ccedil;ois Rey, les dialogues sont de Jacques-Laurent Bost et le sc&eacute;nario de Jacques Nahum. Ce dernier sera, d&egrave;s les ann&eacute;es 1970, le producteur des s&eacute;ries t&eacute;l&eacute;s adapt&eacute;es d&#39;Ars&egrave;ne Lupin.</span></span></div>

<div align="justify" class="western"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">Ce film a &eacute;t&eacute; novellis&eacute; dans la collection Sp&eacute;cial-Suspense (n&deg;70B) du Fleuve Noir, sous le pseudonyme de Michel Colas. Ne perdons pas notre temps &agrave; chercher de qui il s&#39;agissait. Ce pseudo n&#39;a &eacute;t&eacute; utilis&eacute; qu&#39;une seule fois. C&#39;est un auteur chevronn&eacute; qui a transpos&eacute; le film. L&#39;histoire &eacute;tant racont&eacute;e &agrave; la premi&egrave;re personne par le h&eacute;ros, &ccedil;a donne une belle vivacit&eacute; au r&eacute;cit. D&eacute;cor tropical pour un pur roman d&#39;aventure, o&ugrave; se succ&egrave;dent les sc&egrave;nes agit&eacute;es, dans la meilleure tradition. Un brin d&#39;humour et un peu d&#39;amour, mais ce sont les rebondissements qui priment. Un suspense typique de cette &eacute;poque, encore tr&egrave;s agr&eacute;able &agrave; lire gr&acirc;ce &agrave; une intrigue bien construite...</span></span></div>
</div>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[CLN]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Stephen Booth : Peak Park (Le Masque, 2002)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/article-stephen-booth-peak-park-le-masque-2002-117214424.html</link>
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            <pubDate>Fri, 19 Apr 2013 11:14:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>&nbsp;</p>

<p align="justify" class="western" id="yui_3_5_0_1_1366956652343_72443"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_72442" style="font-size: 10pt;"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_72441" style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_72440"><img alt="13-BOOTH-2002" class="GcheTexte" height="300" id="yui_3_5_0_1_1366956652343_72439" src="http://img.over-blog.com/188x300/3/94/14/71/2013A/13-BOOTH-2002.jpg" width="188" /></span></span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span>C&#39;est chez Le Masque que fut publi&eacute;e la trilogie de Stephen Booth ayant pour d&eacute;cor la r&eacute;gion rurale de Peak District, dans les Midlands, en Grande-Bretagne : Black Dog (2001), Peak Park (2002), L&#39;aigle sanglant (2003). Ils ont &eacute;t&eacute; r&eacute;&eacute;dit&eacute;s au Livre de Poche. Retour sur le deuxi&egrave;me titre, qui utilise le nom du parc naturel de cet endroit, Peak Park (Dancing with the virgins, 2001). Un tr&egrave;s bon roman, pas seulement pour son aspect policier mais aussi pour son humanit&eacute;. Le policier Ben Cooper, h&eacute;ros altruiste &eacute;pris de justice et amoureux de la nature, est un personnage v&eacute;ritablement attachant. Sa coll&egrave;gue Diane Fry, avec ses nombreux d&eacute;fauts, appara&icirc;t son compl&eacute;ment parfait. Mais ce sont les portraits de tous les protagonistes qui font la qualit&eacute; de cette excellente histoire. Honn&ecirc;tes ou v&eacute;reux, on nous les d&eacute;crit avec un r&eacute;alisme sensible. Peak Park &eacute;tant un lieu qui lui est cher, Stephen Booth en parle avec tendresse et pr&eacute;cision. L&rsquo;intrigue criminelle est d&eacute;licieusement tortueuse et habilement construite, utilisant la part d&rsquo;ombre de chacun, jusqu&#39;&agrave; un d&eacute;nouement convaincant.</span></span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;">C&#39;est au c&oelig;ur de Peak Park qu&#39;est d&eacute;couvert le</span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span>cadavre de Jenny Weston, pr&egrave;s du site des</span></span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span>&ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span>Neuf Vierges</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span>&rdquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span>sur la lande de Ringham. Elle a &eacute;t&eacute; poignard&eacute;e. Le policier Ben Cooper et le sergent Diane Fry font partie des enqu&ecirc;teurs. Ils s&rsquo;entendent mal : Ben est natif de la r&eacute;gion, alors que Diane est une pure citadine. Celle-ci s&rsquo;occupe aussi de la pr&eacute;c&eacute;dente agression ayant eu lieu &agrave; Peak Park. Maggie Crew, avocate, a &eacute;t&eacute; d&eacute;figur&eacute;e &agrave; coups de couteaux. Ses souvenirs, elle les refoule. Diane essaie d&rsquo;&eacute;tablir des points communs entre les deux victimes, mais ils sont peu nombreux. Le dialogue avec Maggie est difficile.</span></span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span>Ben Cooper et son coll&egrave;gue Todd Weenink cherchent des t&eacute;moignages. Le ranger Owen Fox les aide &agrave; approcher certains voisins, comme le brutal Warren Leach. La ferme de celui-ci p&eacute;riclite, son &eacute;pouse dispara&icirc;t. Deux marginaux vivotant dans un fourgon en panne feraient &eacute;galement de bons suspects. Ben n&rsquo;y croit pas, Calvin et Stride n&rsquo;&eacute;tant pas des violents. D&rsquo;autres sont interrog&eacute;s : l&rsquo;ex-mari de Jenny, un employ&eacute; du march&eacute; aux bestiaux, un cambrioleur qui se serait veng&eacute; du p&egrave;re de Jenny, un type recherch&eacute; pour agression par la police de Manchester. Mais ces gens-l&agrave; n&rsquo;ont gu&egrave;re de lien direct avec cette double affaire.</span></span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Ben apprend que des combats (ill&eacute;gaux) de chiens &eacute;taient organis&eacute;s dans un hangar chez Warren Leach. Ce qui ne sera pas sans cons&eacute;quences pour le fermier. Des indices entra&icirc;nent l&rsquo;arrestation d&rsquo;Owen Fox, ce qui choque Ben. M&ecirc;me si le ranger est lib&eacute;r&eacute;, sa r&eacute;putation est fichue. Ben d&eacute;couvre bient&ocirc;t un cadavre putrescent, celui d&rsquo;une femme. C&rsquo;est la jeune Ros Daniels, activiste de la d&eacute;fense des animaux. On la recherchait, car elle a v&eacute;cu durant une p&eacute;riode chez Jenny Weston.</span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[CLN]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Jean Kergrist : Trousse cocotte (Editions des Ragosses, 2013)]]></title>
            <link>http://abcpolar.over-blog.com/article-jean-kergrist-trousse-cocotte-editions-d-117016199.html</link>
            <guid>http://abcpolar.over-blog.com/article-jean-kergrist-trousse-cocotte-editions-d-117016199.html</guid>
            <pubDate>Fri, 12 Apr 2013 06:30:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p align="justify" class="western" id="yui_3_5_0_1_1366956652343_79566"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_79565" style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1366956652343_79564" style="font-size: 10pt;"><img alt="13-KERGRIST" class="DrteTexte" height="300" id="yui_3_5_0_1_1366956652343_79563" src="http://img.over-blog.com/197x300/3/94/14/71/2013A/13-KERGRIST.jpg" width="197" /></span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Durant l&#39;automne 2024, ce grand rouquin fureteur qu&#39;est Dorig Conan s&eacute;journe au c&oelig;ur de la Bretagne int&eacute;rieure. Un secteur appel&eacute; maintenant le Kreizbreizhkistan, ayant connu un fort d&eacute;veloppement &eacute;conomique ces derni&egrave;res ann&eacute;es. Surtout du c&ocirc;t&eacute; de</span></span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">la Tranch&eacute;e de Glomel</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&rdquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">, portion du canal de Nantes &agrave; Brest rest&eacute;e c&eacute;l&egrave;bre car elle fut creus&eacute;e par des bagnards. En parall&egrave;le, une installation industrielle cr&eacute;&eacute;e par Fred Turlen a vu le jour. Il s&#39;agit d&#39;un immense poulailler enterr&eacute; sur des kilom&egrave;tres. Un ancien maire peu scrupuleux donna les autorisations ad&eacute;quates. Depuis, cette usine &agrave; poules s&#39;affiche vertueuse, avec l&#39;approbation des officiels et de certains &eacute;cologistes. Pour le refroidissement, on va puiser dans l&#39;ancienne</span></span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Tranch&eacute;e de Glomel</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&rdquo; aux eaux stagnantes hyper-pollu&eacute;es. Le confort des pondeuses est assur&eacute;. C&#39;est tellement exemplaire, qu&#39;on organise des visites en petit train depuis Brest, ou en liaison avec le nouvel a&eacute;roport voisin de Notre-Dame de Guiscriff.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Dorig Conan obtient des infos gr&acirc;ce &agrave; un ami habitant la contr&eacute;e, William Pitch. Quant au m&eacute;decin des environs, il confirme une mort suspecte autour du poulailler. Il y aura bient&ocirc;t une autre victime, mais les d&eacute;c&egrave;s de ces &eacute;trangers ne perturbent ni l&#39;activit&eacute; volaill&egrave;re, ni la population. Dorig s&#39;interroge sur l&#39;auberge de Saint-P&eacute;ran, tenue par l&#39;&eacute;nigmatique lord Gordon Lef&eacute;bur. On y trouve entre autres une sorte de fumerie d&#39;opium &agrave; peine ill&eacute;gale. Dorig se pose encore plus de question sur la belle Manon, employ&eacute;e au poulailler. La nuit, on la voit parfois frayer avec le biznessman Ziad Khadi. Ce Libanais d&#39;origine a relanc&eacute; une grande partie de l&#39;&eacute;conomie du Kreizbreizhkistan, avec la b&eacute;n&eacute;diction des autorit&eacute;s. Avec ses questions insidieuses, Dorig a d&ucirc; &ecirc;tre rep&eacute;r&eacute;. Car on provoque un accident de mob, qui l&#39;envoie &agrave; l&#39;hosto. Puis on charge la s&eacute;duisante Ga&euml;lle de charmer ce fouineur, afin de le pi&eacute;ger. Les &eacute;nigmes s&#39;accumulent, mais pas de quoi faire renoncer l&#39;opini&acirc;tre Dorig.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Une surveillance discr&egrave;te de l&#39;a&eacute;roport de Guiscriff confirme que l&#39;activit&eacute; y est dense, tant en marchandises qu&#39;en passagers. Dorig obtient par le nomm&eacute; Francis des pr&eacute;cisions sur l&#39;&eacute;levage ultra-industriel des poules. Il s&#39;immisce dans une d&eacute;l&eacute;gation de Japonais visitant les installations pour approcher les ma&icirc;tres de l&#39;&eacute;conomie locale. Frot, patron du groupe qui vend les aliments pour les poules, et le boss du poulailler Fred Turlen, le discours est bien r&ocirc;d&eacute;, l&eacute;nifiant &agrave; souhaits. Manquant encore d&#39;&eacute;l&eacute;ments, Dorig prend l&#39;avion pour le Pakistan, si&egrave;ge des affaires de Ziad Khadi. Il y traverse des tribulations mouvement&eacute;es, devant changer son identit&eacute; et la couleur trop voyante de ses cheveux. Entre autres, il va faire du trekking jusqu&#39;&agrave; une mine de pierres pr&eacute;cieuses. N&eacute;anmoins, c&#39;est en revenant au centre de la Bretagne qu&#39;il peut esp&eacute;rer d&eacute;couvrir la v&eacute;rit&eacute; sur les magouilles de certains milieux politico-affairistes...</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">M&ecirc;me si l&#39;on n&#39;est pas familier des chemins vicinaux bretons, des panoramas offerts par les Monts d&#39;Arr&eacute;e, des localit&eacute;s cit&eacute;es ici, &ccedil;a n&#39;a finalement aucune importance. Le d&eacute;cor n&#39;est l&agrave; que pour &eacute;voquer le devenir de l&#39;agroalimentaire dans cette r&eacute;gion. Non sans faire des allusions appuy&eacute;es &agrave; la situation telle qu&#39;elle existe depuis une quinzaine d&#39;ann&eacute;es. Les groupes dirigeant ces fili&egrave;res s&#39;engraissent par tous les moyens, au m&eacute;pris des exploitants agricoles et du personnel de l&#39;agro-agri. Man&oelig;uvres financi&egrave;res douteuses et manipulation des populations vont de pair dans ce secteur &eacute;conomique. Il suffit de suivre l&#39;actualit&eacute; dans ce domaine, pour adh&eacute;rer au propos ironique de l&#39;auteur. Bien qu&#39;il d&eacute;tourne leurs noms avec dr&ocirc;lerie, on reconna&icirc;t ais&eacute;ment au fil du r&eacute;cit quelques-uns des dirigeants d&#39;hier et d&#39;aujourd&#39;hui. Qui se sont enrichis, avant de l&acirc;cher la fili&egrave;re.</span></span></p>

<p align="justify" class="western"><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">N&eacute; en 1940, Jean Kergrist est un artiste qui aime &agrave; jouer les trublions. C&#39;est dans un style jubilatoire, un peu mordant aussi, qu&#39;il nous raconte les aventures de Dorig Conan. Cet enqu&ecirc;teur est un jumeau de L&eacute;o Tanguy, h&eacute;ros d&#39;une s&eacute;rie de romans anim&eacute;e par G&eacute;rard Alle, qui fut publi&eacute;e chez Coop Breizh. Un proche cousin de Gabriel Lecouvreur, Le Poulpe, autre c&eacute;l&egrave;bre s&eacute;rie de polars. Tous appartiennent &agrave; la tradition de ces d&eacute;tectives pointant leur nez l&agrave; o&ugrave; &ccedil;a sent le plus mauvais, en somme. Avec une belle part d&#39;humour, certes (le syndrome DSK handicapant le brave Dorig).</span></span> <span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">M</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">ais en soulignant de plus sombres r&eacute;alit&eacute;s sociopolitiques et des dysfonctionnements de l&#39;&eacute;conomie. Ce &ldquo;</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">Trousse cocotte</span></span><span style="font-family: Verdana, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;">&rdquo; est une belle r&eacute;ussite &agrave; l&#39;actif de Jean Kergrist.</span></span></p>
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